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Notre Théâtre d’Azur persiste et signe… … avec une obstination de bousier !

Ecrit par zinfos974 – le samedi 7 novembre 2015 à 09H56

Dans le JIR du jour, François Folio me redonne un peu de moral. Allons donc, notre culture ne serait pas tout-à-fait délaissée, enterrée, condamnée par nos dirigeants ?

La Région et la commune du Tampon continueraient d’aider un de nos rares théâtres persistant envers et contre tout à répandre un peu de culture dans ce monde de kit-ta-bouèt’ ?

Au fait, je parlais de "bousier"…

Les amoureux réunis de l’orthographe et de la zoologie connaissent. Pour les autres, selon mon bon vieux Larousse labellisé Lepers-96, le bousier est un coléoptère. On l’a souvent vu à la télé, l’animal. Le bousier, je veux dire, pas Folio. Quoique…

Le bousier est ce petit bébête qui s’obstine à pousser-rouler devant lui, debout sur ses pattes, une grosse boulette de vase plus volumineuse que lui-même. Dans cette boulette, il y a des insectes minuscules, des morceaux de brindilles, des feuilles et autres choses que la décence m’interdit de nommer ici. Bref, de quoi engraisser se progéniture qui, sans lui, se mourrait d’inanition.

Comme nous, en somme, non ? Nous péririons de malnutrition culturelle sans des acharnés comme l’emmerdeur Folio (et non le porte-folio, on l’a deviné).

Ah !... L’autre nom du bousier est "scarabée sacré". La comparaison me semblait assez opportune.

Cette grande gueule de Folio paie ce qu’ont casqué Genvrin et Pelen : leur trop grande gueule, justement. Ayant l’échine assez peu souple, ils ont refusé de jouer en cirant les pompes. Cela a valu à Folio d’être défenestré de la mairie de Saint-Pierre par les "nervis culturels" d’Elie Hoarau ; à Talipot, "meilleure troupe internationale", d’être éjectée de Pierrefonds par la papiste nervi(e) du gros Michel ; à Genvrin de n’avoir plus ni subvention ni salle pour son si riche Vollard pourtant !

Certains artistes ont obtenu de larges subventions. Comme tel jazzman (talentueux, soit) qui a recueilli 130 000 euros en 3 ans. Les autres disparaissant dans la tourmente. François n’en conserve pas moins son humour pince-sans-rire : "Si je me mets au RSA avec les autres membres de la troupe, ça coûtera au Département plus cher que quelques subventions !" Folio tout craché !

Plus loin : "Quand j’entends de grands discours sur l’identité réunionnaise et le soutien à la culture, je m’interroge" ». Nous aussi ! Le prix réunionnais des Voix de l’océan Indien vient d’être accordé à la chanson "Aboudou" et à son auteur Afro Style, une soupe, que dis-je, un brouet infâme… infâme mais typique des goûts actuels en dessous de la ceinture. Un gruau, une mélasse pseudo-africano-caribéenne qui n’a pas un iota de réunionnais !

Une merde, passez-moi cette expression que j’assume cependant, qu’on nous bassine chaque matin sur Freedom. Avec la bénédiction de la désolante Estelle qui a une connaissance de la musique proche de celle de la paramécie.

Tout le monde connaît (un peu ?) Molière et Lully. Personne n’est choqué que ces phares de la culture universelle aient dû leur survie à Louis XIV.

Pourquoi donc les dirigeants actuels ont-ils tant de répugnance à subventionner la culture ? Ils en ont honte ?

Salut à toi et à ton obstination, François Folio. Et que les futurs élus régionaux te considèrent d’un oeil plus favorable que le regard torve que te lançait un futur ex-délégué "qui ne lisait jamais un livre" ».

Salut aussi à ta "grande gueule". Reproche qui m’est familier.

"Et s’il n’en reste qu’un… nous serons celui-là !"

Jules Bénard

 

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