Didier Robert ne peut plus s’arrêter de mentir !

Nous avons accusé publiquement la Région Réunion de mentir délibérément aux Réunionnais pour justifier la réalisation d’une NRL en plein océan Indien. Pourquoi la Région n’a-t-elle pas porté plainte pour diffamation comme pour le sénateur Vergès ?
Tout simplement parce que la Région sait pertinemment qu’elle ment de façon éhontée et que, dans les 24 heures, les preuves de ces mensonges seraient étalées sur le bureau du juge.
Didier Robert vient de se fendre d’une longue lettre à ses collègues sénateurs. Un gros mensonge de plus !
S’il les prend pour des benêts, que M. Robert sache que « Réagissons ! » va les dessiller.
Dans son courrier, M. Robert ne dit qu’une vérité et une seule : le projet NRL en pleine mer n’est pas de lui mais il a été en premier validé par Villepin, Premier ministre et Vergès, président de Région en 2006.
Alors, pourquoi laisse-t-il les petites mains de la Région écrire inlassablement dans des commentaires de la presse sur Internet qu’il est un grand président et que, lui, donne du travail aux Réunionnais ?
En sachant que si ce chantier se concrétisait, seules des miettes seraient laissées aux travailleurs réunionnais.
Didier Robert a de grosses lacunes. Il omet de dire qu’en fait, c’est l’immense éboulement massif de 1980 ayant entraîné la mort de trois jeunes rentrant d’une boîte de nuit dionysienne (le corps de la jeune fille n’a jamais été retrouvé) qui a entraîné la décision de refaire une route vraiment sécurisée.
Ce premier choc émotionnel passé, il a fallu attendre 2006 un autre éboulement massif ayant causé plusieurs autres morts et entraîné la fermeture de la route et provoqué durant des semaines la paralysie économique de l’île pour susciter la décision immédiate et irraisonnée de construire une nouvelle route en mer. Les nombreuses études durant 20 ans, c’est de la foutaise.
La Région Réunion reconnaît explicitement p. 87 du rapport du commissaire-enquêteur Santamaria que les études des deux tracés alternatifs n’ont pas été menées à bien.
C’est donc le projet le plus coûteux, le moins sécurisé, le moins intéressant économiquement, le moins écologique, celui qui fournirait le moins de travail aux locaux qui a été retenu.
Un chantier qui irait comme une paire de gants à Bouygues et Vinci, des ennemis de toujours rabibochés miraculeusement pour les vertus financières de cette NRL. Les enquêtes publiques n’ont tenu strictement aucun compte des avis négatifs. Nous les avons qualifiées sur notre site web d’enquêtes publiques bidons.
Celle de 2012 sur Internet a même été illégale (résultats non communiqués) mais cela n’a pas empêché le préfet d’accorder des dérogations pour détruire notre flore et notre faune marines et la Région de poursuivre les travaux préparatoires au chantier.
Nous avons demandé par mèl et par courrier RAR à la Région de nous fournir les preuves exigées par le ministre Lurel en octobre 2013 établissant que le projet NRL était bien le meilleur sinon le moins pire.
Nous n’avons reçu aucune réponse de la Région, ni du préfet ni de M. Lurel à qui nous avons fait la même demande. Didier Robert est très réducteur quand il affirme s’opposer à des batailles politiciennes vis-à-vis de la NRL marine.
Si, effectivement, Paul Vergès oublie qu’il est le premier responsable de l’acceptation de ce projet pharaonique, Didier Robert avec ses immenses œillères ne voit pas que de nombreuses associations de citoyens sont hostiles à ce projet parce qu’il est dispendieux et démesuré pour notre île.
Contrairement à la DUP accordée par le préfet, la NRL marine n’est pas un projet d’intérêt public majeur. Une solution à mi-hauteur ou en tunnels lui serait infiniment supérieure et préférable. En outre, le premier chantier à faire, c’est la réfection du bd Sud.
Le rapport Santamaria fait même état de deux mensonges éhontés pour rejeter le projet à mi-hauteur (tranchées couvertes au lieu de tunnels ! ; saccage de la forêt semi-sèche).
Didier Robert cite ensuite le soutien de son pire ennemi politique, Manuel Valls. Cet homme ne sait même pas placer sur une mappemonde l’océan Indien et l’océan Pacifique. Il nous semble très mal placé pour nous convaincre que la NRL en mer est un projet structurant pour La Réunion. Pour le compte bancaire de Bouygues et Vinci, sûrement. Pour les Réunionnais, non. Didier Robert cite ensuite l’appui d’organismes bancaires. Ces entreprises ne donnent pas d’argent, elles accordent un prêt.
Que leur importe que les Réunionnais soient endettés pendant au minimum 50 ans ? Les intérêts n’en seront que plus élevés ! ! !
Avant même le début du chantier, M. Robert endette les Réunionnais pendant 30 ans avec un budget de départ de 1, 66 md €.
Mais pour des surcoûts fortement prévisibles et même inévitables entre + 30 % et + 70 % ? ? ?
Avec une hausse tout à fait plausible de + 70 % comme ici pour la route des Tamarins ou le pont de la rivière Saint-Étienne, c’est à 300 millions d’€ le km que reviendrait cette petite liaison terrestre de seulement 12 km.
Si ce n’est pas du foutaj de gueul, ça y ressemble étrangement !
Avec la continuation de ce projet loufoque, plus aucun projet structurant pour La Réunion ne pourrait voir le jour durant les 50 prochaines années ! C’est une certitude absolue.
Bouygues & Vinci ayant, en toute connaissance de cause, choisi de soutenir délibérément le pire des trois projets et les entreprises signataires ayant lamentablement échoué dans leur engagement de trouver ici des matériaux, agissant même à l’encontre des directives du CNPN, aucune compensation financière ne devra être donnée lors du dédit à ces entreprises coupables de leur légèreté et de leur inconséquence.
Cette clause de 500 M€ de dédommagements n’existe d’ailleurs que dans l’imagination fertile de J.-P. Virapoullé.
De qui se moque-t-on ? De tous les Réunionnais, pardi !
Faisons, sans tarder, la N.L.T. (Nouvelle liaison terrestre) !
Armand Gunet
« Réagissons ! »


