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"Une amourette" et puis s’en va : Leny Escudero nous tire sa révérence

Ecrit par zinfos974 – le dimanche 11 octobre 2015 à 06H46

"Non les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux !" (Georges Brassens)

Voilà sans doute pourquoi ce grand poète qu’était Leny Escudero n’a pas eu droit à la renommée qui lui était due. Il a connu le succès en plein cœur des années yé-yé alors qu’il n’en était pas un. Les yé-yé, eux, aimaient, adoraient ce poète atypique précisément parce qu’il avait osé prendre les chemins de traverse qu’ils auraient bien aimé emprunter dans leur révolte qui ne durait jamais que le temps d’une adolescence rock… avant de rentrer dans le rang. Lui n’est jamais rentré dans le rang.

Je place Leny Escudero sur le même plan, le même piédestal qu’un Pierre Vassiliu, un Mouloudji, un Vian, ces gens heureusement inclassables ne briguant pas les honneurs, refusant se perdre dans les méandres visqueux du showbiz.

Il l’a chèrement payé, écarté des charts par des faiseurs de gloire qui n’ont en tête qu’un Top-50 faisandé jusqu’à la moelle, privilégiant l’audimat d’un "star académisme" débile, reléguant aux oubliettes nos vraies valeurs.

J’ai eu l’intense plaisir, voici deux ans, de revoir (enfin !) Escudero sur un plateau de télévision, avec sa guitare et, autour de lui, ses fils à l’accordéon. Quelle merveille ! Quelle grandiose simplicité !

Il doit aujourd’hui se taper un bœuf d’enfer avec ses pairs, Georges, Jacques, Léo, Jean… qui, eux, l’avaient immédiatement adopté pour ses textes et mélodies savamment épurés. Aussi beaux qu’il l’était lui-même.

"Qu’elle est lourde à porter, l’absence de l’ami…"

Jules Bénard

 

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