Le franc-maçon du jour : Lèonus BENARD …

Sa vie profane
Né le 10 janvier 1882 à SAINT-LOUIS de La REUNION
Décédé le 23 janvier 1952 à PARIS
• Maire de SAINT-LOUIS de 1924 à 1930
• Sénateur de 1928 à 1945
• Président du Conseil général de La REUNION de 1929 à 1931
Issu d'une famille réunionnaise venue s'établir dans l'île en 1706, Léonus BENARD, grand propriétaire foncier de la colonie, était un homme d'initiatives et d'actions.
Après de solides études secondaires au Lycée Leconte de Lisle, il se voua à sa profession d'agriculteur par tradition familiale.
Mais il ne tarda pas à être attiré par l'industrie de transformation de la canne à sucre, et il fonda, le 18 juin 1910 la société civile de Pierrefonds qui eut pour tâche la remise sous culture du Domaine de Pierrefonds et la restauration de la sucrerie-distillerie qui ne fonctionnait plus depuis plusieurs années.
Le succès remporté par cette entreprise le poussa à acquérir le 1er janvier 1923 le domaine et la sucrerie du Gol, ce qui ramena dans l'économie réunionnaise des biens qui avaient été acquis par une société de l'île Maurice.
La part importante, qu'il prit quelques années plus tard dans la Société des Casernes lui permit de contrôler les trois sucreries de la région et de faire passer la production de sucre dans les moindres délais, de 12.000 à 52.000 tonnes.
Il développa la pratique du colonat partiaire dans ses diverses propriétés, favorisant ainsi l'accession à la petite propriété rurale et l'accroissement de la population agricole.
Réformé en 1914 et ne pouvant servir aux armées, il encouragea toutes les oeuvres ayant pour but de venir en aide aux soldats et à leurs familles.
Elu Conseiller municipal de Saint-Louis en 1919, réélu en 1923, il en devint maire en 1924 pour le rester jusqu'en 1930. Il contribua à ce titre au développement et à la prospérité de sa ville.
Il accéda au Conseil général le 31 décembre 1919, fut réélu les 27 septembre 1925, 18 octobre 1931 et 10 octobre 1937.
Il devint Président du Conseil Général en 1929 et le resta deux ans.
C'est sur ses instances que cette Assemblée adopta le principe de l'impôt sur le revenu et décida la construction de la route de Cilaos.
Il fut élu au Sénat à l'élection partielle du 19 août 1928, en remplacement de M. Auber décédé.
Il devait être réélu le 27 octobre 1929 (renouvellement du 14 janvier 1930) et le 23 octobre 1938 (renouvellement -du 10 janvier 1939). Inscrit au groupe de la gauche démocratique, il appartint aux Commissions des colonies et des protectorats dont il devint secrétaire, de la
Marine et des Douanes.
Il refusa de prendre part au vote de la loi constitutionnelle, le 10 juillet 1940, à Vichy.
La Croix d'officier de la Légion d'Honneur et celle d'officier du Mérite agricole lui avaient été attribuées en récompense de ses services.
(Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977))
Sa vie maçonnique
• Initié le 3 décembre 1904 à la Loge « L’amitié », Ile de LA REUNION.
JANUS


