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Le tram-train trop coûteux et aussi inapproprié aujourd’hui que la route du littoral de 1976

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 1 juillet 2009 à 11H04

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La Réunion importe 4 000 millions € à des prix très élevés, donc générateur de beaux montants d’octroi de mer, et en face n’exporte que 500 millions €, dont à peine 280 millions € par le tourisme. Les 3 500 millions € de différence sont donc assumés par les aides de la France avec les dotations de l’Etat, les transferts sociaux, les sur-rémunérations et les aides aux investissements de l’Europe qui ne sont d’ailleurs que des aides de la France puisqu’une part de la contribution française à l’Europe.

Dans ce contexte économique, la région Réunion a réalisé la très nécessaire route des Tamarins dont le coût initial de 650 millions € s’est envolé à 1 100 millions €, avec donc un surcoût de 450 millions € à notre charge. A cette somme impressionnante, il faut ajouter les 100 millions € de la MCUR, mais aussi et surtout, le montant de 1 600 millions € initiaux, 425 millions € Etat, 150 millions € Europe et 350 millions € région, auxquels doit s’ajouter un montant équivalent des partenaires privés soit un total de 1 850 millions € avant même le premier coup de pioche. Pour satisfaire aux ambitions de la région, l’Etat s’est semble-t-il engagé à apporter sa garantie aux promoteurs, soulevant un tollé des entreprises de BTP métropolitaines qui souhaitent une mobilisation équivalente sur leurs grands chantiers (lire articles du Canard Enchaîné). Quand on voit combien l’orographie de notre île nécessite d’ouvrages d’arts onéreux comme le prouve la route des Tamarins, pourquoi vouloir ajouter des investissements colossaux sur un nouveau mode de déplacement avec un projet tram-train ? Pour une raison ridicule : parce que nous appliquons sur notre petit territoire de 2500 km2 et notre population de 800 000 personnes, les mêmes partages de prérogatives qu’en métropole : au CG les routes et pour le CR le train ! Avec les sommes folles de son coût, le tram-train est-il dans le contexte économique national et international actuel la vraie solution prioritaire pour les déplacements des Réunionnais ? Face à l’asphyxie circulatoire actuel, les urgentes priorités, pour compléter efficacement le remarquable bol d’air de la route des Tamarins, ne sont-elles plus que jamais la route du littoral et simultanément le boulevard nord de St Denis ?

Alors que depuis la départementalisation, et encore plus depuis l’intervention financière de l’Europe ( qui n’est que l’argent de la France ), nous avons investi des milliards sur notre réseau routier insulaire aujourd’hui très  développé mais incomplet. Pour justifier ces massifs investissements routiers et les utiliser judicieusement pourquoi ne pas importer 1 900 bus, financés en défiscalisation ( comme cela a été fait pour les Avions d’Air Austral ) et accompagnés d’une prime régionale à l’emploi des chauffeurs et personnels équivalant à 20% du montant des achats publics ou privés consentis  ce qui permettrait l’acquisition et la mise en service de :

@  500 bus classiques "longs courriers" de 55 places, climatisés, à énergie propre, avec porte VTT et planches de surf, coût 500 X 250 000 € = 125 millions € montant ramené à 85 millions € par la défiscalisation et ramené à 68 millions € par une prime régionale de 20% à l’investissement 17 millions €, pour les 1000 emplois directs de chauffeurs TC et 500 emplois indirects de maintenance durables, [55 px  coefficient

@ 500 bus "moyens courriers" de 19 à 45 places climatisés, à énergie propre avec porte VTT, coût 500 X 100 000 € = 50 millions € ramenés à 35 millions € par la défiscalisation et à 28 millions € par la prime régionale de 20% à l’investissement, 7 millions € pour la création des emplois directs des 500 chauffeurs TC,

@ 500 mini bus -9 places urbains énergie propre pour les centres villes et les hauts, coût  500 X 40 000 € = 20 millions €  ramenés à 14 Millions € par la défiscalisation et à 11,2 millions € par une prime régionale de 20% à l’investissement, 2,8 millions € pour la création des emplois des 500 chauffeurs,

@ 400 bus "courant d’air" modernisés à vocation touristique de 35 à 45 places évoluant sur tous les sites touristiques de l’île, coût 400 X 200 000 € = 80 millions € ramenés à 56 millions € par la défiscalisation, et à 44,8 millions € par la prime régionale de 20% à l’investissement, 11,2 millions € pour la création des emplois des 600 chauffeurs.

Ce "tout bus" avec 1 900 véhicules coûterait à l’investissement : 125 + 50 + 20 + 80 = 275 millions € soit l’équivalent de 20 000 automobiles. Ce "tout bus" coûterait à l’Etat : 40 + 15 + 6 + 24 = 85 millions € par le biais de la défiscalisation. Ce "tout bus" coûterait aux entreprises privées et publiques : 68 + 28 + 11,2 + 44,8 = 152 millions € . Ce "tout bus" coûterait en primes à l’investissement à la région : 17 + 7 + 2,8 + 11,2 = 38 millions € pour la création de 1000 + 500 + 500 + 500 + 600 = 3 100 emplois durables.

Le schéma régional des déplacements collectifs routiers et urbains, pour avoir prioritairement le souci de l’intérêt général, serait la mission d’un l’Office des Déplacements routiers et maritimes regroupant des représentants de l’Etat, de la région, du conseil général, des communes et des communautés de communes, des représentants des dirigeants et des salariés des opérateurs publics et privés, des représentants des utilisateurs, office structuré en guichet unique en recettes et en dépenses par souci d’optimisation de la gestion que nécessite la pratique de transports en commun à « bas prix » qui coûteraient pour les usagers des sommes modiques, les coûts de fonctionnement étant pour leur plus grande part assumés par les économies réalisées par l’abandon des coûts pharaoniques des investissements et du fonctionnement du tram-train.

Pour la région, la différence entre les 1 850 millions € du tram train et les 38 millions € des 1 900 bus, soit 1 812 000 €, servirait à lancer immédiatement la réalisation de la route du littoral chiffrée à 1 400 millions € , à participer au boulevard nord souterrain du Barachois, à investir dans tous les points noirs routiers et à créer les passages en site propre permettant aux bus les gains de temps routier et participer au cofinancement du "tout bus" avec les entreprises, les administrations, les élèves, les étudiants. Notre île intensément maillée par des transports en commun nombreux, rapides, propres, peu coûteux sillonnant les bas et les hauts de l’île, verra, grâce à l’amélioration permanente du réseau routier, le nombre d’utilisateurs des bus réduire très sensiblement les usagers uniques de la voiture individuelle dans une proportion suffisante pour que la circulation redevienne plus normale, les usagers diminuant leurs achats automobiles, une automobile unique par ménage satisfaisant leurs besoins de déplacements complétés par les transports en commun à des prix faibles  et plus conformes à leurs besoins quotidiens de déplacements. Mieux circuler dans l'île contribuera par ailleurs à la valorisation touristique de l'ensemble de notre île.

Les Comités citoyens "Stop au gaspillage de l'argent public"

 

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