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304 kilomètres en parapente : Loïc Azy, l’enfant des Hauts devenu roi du ciel

Ecrit par Gaetan Dumuids – le mardi 14 juillet 2026 à 13H42

En huit heures de vol, Loïc Azy a parcouru 304,52 kilomètres en parapente au-dessus du Massif central. À 36 ans, le Réunionnais d’origine a battu le record de la région lors de la Coupe d’Auvergne de distance, réalisant un exploit comparable à un trajet aérien entre Clermont-Ferrand et Bordeaux.

Il est parti de Saint-Sandoux, près de Clermont-Ferrand, avec une quinzaine d’autres passionnés. Huit heures plus tard, Loïc Azy posait son aile 304,52 kilomètres plus loin, établissant un nouveau record du Massif central.

Une performance de très haut niveau pour ce militaire réunionnais, licencié au club ParaPlaineAir, qui pratique pourtant le parapente en amateur.

Sur ce type d’épreuve, rien n’est laissé au hasard. La météo dicte le parcours, les ascendances décident de la réussite et chaque erreur peut coûter plusieurs dizaines de kilomètres. En remportant cette manche de la Coupe d’Auvergne de distance, le Réunionnais a devancé plusieurs pilotes expérimentés et inscrit son nom au sommet d’un record qui résistait depuis plusieurs années.

Le déclic dans les Hauts de l’Ouest

Pourtant, rien ne prédestinait Loïc Azy à voler. Originaire des Hauts de l’Ouest, il grandit dans un quartier où le football occupe tous les week-ends. Mais, le dimanche, un autre spectacle attire son regard. Depuis le jardin de sa grand-mère, il observe les parapentes qui survolent les Hauts de Saint-Leu.

Un jour, le hasard va tout changer. Une parapentiste, contrainte d’atterrir en urgence à une cinquantaine de mètres de la maison familiale après avoir été surprise par le vent, prend le temps de lui faire essayer son casque et sa sellette pour une photo. Pour l’adolescent, le déclic est immédiat. Un jour, lui aussi, il fera ça.

Quelques années plus tard, une initiation organisée au collège confirme définitivement cette vocation.

De La Réunion à l’Auvergne

En 2010, son engagement dans l’armée l’amène en métropole, d’abord à Brive puis à Clermont-Ferrand. C’est là qu’il achète sa première voile et découvre les reliefs volcaniques de l’Auvergne, devenus son terrain de jeu.

Au fil des années, les sorties entre amis laissent place aux compétitions de distance. Aujourd’hui encore, le parapente reste pour lui une passion exercée en parallèle de son métier. Mais cela ne l’empêche pas de rivaliser avec des moniteurs et des pilotes professionnels.

Quelques jours seulement après son record, Loïc Azy est d’ailleurs passé tout près d’un nouvel exploit en terminant un vol à une cinquantaine de kilomètres seulement de la mer.

Retour en auto-stop

Son aventure ne s’est pas arrêtée à l’atterrissage. Une fois posé, Loïc Azy est tout simplement rentré en auto-stop. Dans la voiture qui le ramenait, son conducteur lui demande naturellement s’il revenait de Bordeaux en train. “Non, en parapente”, lui répond-il. Une réplique qui résume à elle seule la journée hors norme du Réunionnais.

Au-delà du record, son frère Kéran et lui espèrent surtout que cet exploit donnera envie à d’autres Réunionnais de découvrir une discipline encore assez méconnue. Car pour Loïc Azy, tout a commencé à La Réunion, un dimanche, dans le jardin de sa grand-mère, les yeux tournés vers le ciel.

Etiquettes : GU | Parapente

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