Violent, Max Lauret ? Allez gratte ti bois don !
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Je suis, à ce qu’il paraît, un emmerdeur. Je vais donc, une fois encore, conforter ceux qui le pensent.
J’ai été choqué, scandalisé par la décision du tribunal qui a prononcé une condamnation contre le créateur de Fanny.
Je connais l’ami Max depuis… un sacré bail. Comme tous ceux qui ont l’avantage de fréquenter ce chanteur, un des plus populaires et des plus gentils de l’île, je me porterais illico garant de sa non-violence militante, qui est comme sa marque de fabrique depuis tout jeune.
Max, c’est l’esprit convivial par excellence, le goût de la fête, la fidélité en amitié, la chaleur communicative, la main tendue aux copains dans le désespoir. Pas la violence !
Un gars est venu lui chercher des noises chez lui. « Que vouliez-vous qu’il fît ? » (Pardon Corneille) Qu’il fermât sa grande gueule ? Etre non-violent ne signifie nullement que l’on est prêt à encaisser tout et n’importe quoi. On n’est jamais disposé à se laisser faire sans broncher quand on est sûr de son bon droit.
Je suis moi-même un pacifiste convaincu. Mais j’ai dû, en quelques occasions, défendre mon intégrité physique et l’injustice qui me menaçait. On devient vite agressif dans ces cas-là ! Le premier soir où je me suis retrouvé à la rue, j’ai eu à faire face à trois jeunes cons qui pensaient qu’un vieil abruti à cheveux blancs se maîtrisait facilement. Leurs roubles ignobles (ouaf !) s’en souviennent encore !
Non ! Max n’est pas un violent, encore moins un méchant. Si lui, le doux, le gentil, a agi comme il l’a fait, ce n’est pas par atavisme agressif mais par nécessité. Il a sans doute cogné un peu trop fort ? Sous le coup de la peur et de la rage, on ne maîtrise pas facilement ses réactions. D’autres, à sa place, auraient pris un sabre à cannes, voire un fusil. On voit ça tous les jours dans les faits divers, hélas. Lui s’est contenté de ses armes naturelles.
Les témoins de moralité, ça existe, non ?
Max, je te renouvelle mon amitié et mon soutien. Et avec moi, tous ceux qui te connaissent, t’apprécient et t’aiment !
Jules Bénard


