Scanner, expérimentations... le gouvernement vise un dépistage généralisé du cancer du poumon d’ici 2030

Un dépistage généralisé du cancer du poumon pourrait voir le jour d’ici à 2030. La ministre de la Santé, Stéphanie, Rist a annoncé le lancement, dès mars, d’un programme pilote ciblant plus de 20.000 personnes.
À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé la volonté du gouvernement de mettre en place un dépistage généralisé du cancer du poumon en France d’ici à 2030, à l’image des dispositifs existants pour les cancers du sein et du côlon.
Aujourd’hui, aucun dépistage organisé n’existe pour cette pathologie, alors qu’elle demeure la première cause de mortalité par cancer dans le pays. Selon l’Institut national du cancer, le cancer du poumon est le troisième cancer le plus fréquent et provoque plus de 30.000 décès chaque année.
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Un programme pilote dès le mois de mars
Première étape de cette stratégie : le lancement, dès le mois de mars, d’un programme pilote de dépistage ciblé. Plus de 20.000 personnes pourront être dépistées dans le cadre de plusieurs études menées par l’Institut national du cancer. Ces travaux doivent permettre de déterminer les publics concernés et les modalités d’un futur dépistage de masse.
Le dépistage reposera principalement sur des scanners pulmonaires, avec des précisions attendues dans les prochaines semaines.
D’autres expérimentations annoncées
La ministre a également annoncé le lancement d’une nouvelle expérimentation visant à mieux cibler les personnes à haut risque de cancer du sein, en complément des dispositifs actuels.
L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre le cancer 2020-2030. Emmanuel Macron doit présenter ce mercredi la deuxième phase de cette stratégie décennale, en détaillant les priorités et les moyens alloués. Le gouvernement rappelle un investissement public de plus d’un milliard d’euros dédié à la recherche, au dépistage et aux traitements contre le cancer.


