Revenir à la rubrique : Politique

Saint-Paul : La sécurité publique, nou la fé

La sécurité publique n’est pas qu’une affaire d’élus de droite. En qualité d’officier de police judiciaire que lui confère de droit sa fonction de maire, Emmanuel Séraphin veut faire de Saint-Paul une ville où la tranquillité publique ne demeure pas un vain mot.

Ecrit par Ludovic Grondin – le jeudi 25 janvier 2024 à 07H56
Les ASVP complètent le dispositif de tranquillité publique assurée par leurs collègues de la PM (photo d'archives)

Sans attendre d’hypothétiques renforts de gendarmes dans les brigades de sa commune, le maire de Saint-Paul a renforcé son effectif de police municipale. C’est donc au rayon des promesses de campagne tenues qu’Emmanuel Séraphin a présenté ce mercredi un bilan à mi-mandat qui incluait donc la question de la sécurité.

A son arrivée en 2021, le nouveau maire n’avait même pas eu besoin d’établir un état des lieux du service de police municipale puisque la chambre régionale des comptes était passée par là un an auparavant. C’est dans ce rapport aux 60 pages rendu public en juillet 2020 qu’il s’est appuyé pour poser les bases d’une « restructuration » de la PM.

Le rapport de la CRC décrivait un service présentant de « très grandes difficultés », rappelle Emmanuel Séraphin. « On avait 28 policiers municipaux, il n’y avait pas de directeur. Aujourd’hui on est à plus de 47 policiers et 25 agents de surveillance de la voie publique (ASVP) », compare-t-il les deux époques, celle de la précédente mandature à la sienne, alors qu’il entame la seconde moitié de son mandat.

« Travail fait »

Le renforcement des effectifs a permis à la mairie, l’an dernier, de repousser les limites de sa PM jusque-là opérationnelle uniquement durant des heures de bureau. Ces hommes et ces femmes dévolues à la tranquillité publique interviennent désormais de nuit, du jeudi au samedi, sur les zones littorales où se concentrent les activités nocturnes car, « pour une ville balnéaire, c’est essentiel de montrer la présence de la sécurité. Ce travail a été fait », s’attribue-t-il un bonbon coco pour les trois années écoulées.

La ville indique être allée encore plus loin en embauchant 20 « ATPM », c’est-à-dire des assistants temporaires de police municipale. Ils sont sollicités pendant les vacances uniquement, moment où la population saint-pauloise passe de 105 000 à probablement 140 000 personnes. Ces ATPM ont ainsi débuté leur mission le 15 décembre et la termineront ce 31 janvier. « Globalement, on a plus de 100 personnes affectées à la sécurité sur le territoire, notamment durant les vacances scolaires », donne-t-il un ordre d’idée sur « le volume » déployé.

Enfin, malgré son essor parfois décrié puisqu’il fait craindre une dérive sécuritaire à l’américaine, le déploiement de caméras de surveillance ne fait plus débat. « Le centre de supervision urbain (CSU) de la ville comptera bientôt 50 caméras », annonce le maire et, parmi elles, des caméras nomades testées l’an dernier grandeur nature lors d’un événement majeur en itinérance : le Grand boucan.

Afin de tendre « vers une baisse de la délinquance », la ville a ainsi porté son investissement financier à hauteur de 7 millions d’euros sur ce chapitre. Un investissement « remarquable », qualifie de cette manière le premier magistrat de la ville et ce déploiement apporte des résultats, à l’entendre, avec « des résolutions d’affaires qui sont plus importantes ».

Le mois prochain, la ville testera un service inédit de transport en commun de nuit. Une manière de répondre aux attentes des travailleurs exerçant durant ces créneaux et à ceux des fêtards ramenés chez eux en sécurité. Emmanuel Séraphin en est persuadé, cela constituera un paramètre supplémentaire de sécurisation de la zone balnéaire.

Dans un fascicule qui devrait être distribué aux Saint-Paulois, le maire liste les promesses « réalisées » depuis 2021

Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
6 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Huguette Bello : Combats politiques et événements médiatiques

La présidente de la Région Réunion est pressentie pour devenir Première ministre. Cette proposition formulée par le Parti communiste français prend devient de plus en plus sérieuse grâce au soutien de Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France Insoumise et l’accord d’Europe Ecologie-Les Verts. Le Parti socialiste doit se prononcer aujourd’hui sur le sujet. Devenir la cheffe du gouvernement couronnerait la carrière politique très riche d’Huguette Bello, figure emblématique de la gauche à La Réunion.

Huguette Bello, Première ministre : « Une solution » pour Jean-Luc Mélenchon

Le fondateur de la France Insoumise a apporté son soutien à la proposition du Parti communiste français qui a cité Huguette Bello comme possible candidate à la tête d’un gouvernement de coalition à gauche. Le PCF et LFI sont favorables à cette idée, mais le Parti socialiste n’a pas encore donné son avis sur le sujet et doit tenir son conseil national ce samedi pour statuer sur le sujet.