Saint-Paul : La sécurité publique, nou la fé

Sans attendre d’hypothétiques renforts de gendarmes dans les brigades de sa commune, le maire de Saint-Paul a renforcé son effectif de police municipale. C’est donc au rayon des promesses de campagne tenues qu’Emmanuel Séraphin a présenté ce mercredi un bilan à mi-mandat qui incluait donc la question de la sécurité.
A son arrivée en 2021, le nouveau maire n’avait même pas eu besoin d’établir un état des lieux du service de police municipale puisque la chambre régionale des comptes était passée par là un an auparavant. C’est dans ce rapport aux 60 pages rendu public en juillet 2020 qu’il s’est appuyé pour poser les bases d’une "restructuration" de la PM.
Le rapport de la CRC décrivait un service présentant de "très grandes difficultés", rappelle Emmanuel Séraphin. "On avait 28 policiers municipaux, il n’y avait pas de directeur. Aujourd’hui on est à plus de 47 policiers et 25 agents de surveillance de la voie publique (ASVP)", compare-t-il les deux époques, celle de la précédente mandature à la sienne, alors qu’il entame la seconde moitié de son mandat.
"Travail fait"
Le renforcement des effectifs a permis à la mairie, l’an dernier, de repousser les limites de sa PM jusque-là opérationnelle uniquement durant des heures de bureau. Ces hommes et ces femmes dévolues à la tranquillité publique interviennent désormais de nuit, du jeudi au samedi, sur les zones littorales où se concentrent les activités nocturnes car, "pour une ville balnéaire, c’est essentiel de montrer la présence de la sécurité. Ce travail a été fait", s’attribue-t-il un bonbon coco pour les trois années écoulées.
La ville indique être allée encore plus loin en embauchant 20 « ATPM », c’est-à-dire des assistants temporaires de police municipale. Ils sont sollicités pendant les vacances uniquement, moment où la population saint-pauloise passe de 105 000 à probablement 140 000 personnes. Ces ATPM ont ainsi débuté leur mission le 15 décembre et la termineront ce 31 janvier. "Globalement, on a plus de 100 personnes affectées à la sécurité sur le territoire, notamment durant les vacances scolaires", donne-t-il un ordre d’idée sur "le volume" déployé.
Enfin, malgré son essor parfois décrié puisqu’il fait craindre une dérive sécuritaire à l’américaine, le déploiement de caméras de surveillance ne fait plus débat. "Le centre de supervision urbain (CSU) de la ville comptera bientôt 50 caméras", annonce le maire et, parmi elles, des caméras nomades testées l'an dernier grandeur nature lors d’un événement majeur en itinérance : le Grand boucan.
Afin de tendre "vers une baisse de la délinquance", la ville a ainsi porté son investissement financier à hauteur de 7 millions d’euros sur ce chapitre. Un investissement "remarquable", qualifie de cette manière le premier magistrat de la ville et ce déploiement apporte des résultats, à l’entendre, avec "des résolutions d’affaires qui sont plus importantes".
Le mois prochain, la ville testera un service inédit de transport en commun de nuit. Une manière de répondre aux attentes des travailleurs exerçant durant ces créneaux et à ceux des fêtards ramenés chez eux en sécurité. Emmanuel Séraphin en est persuadé, cela constituera un paramètre supplémentaire de sécurisation de la zone balnéaire.

Dans un fascicule qui devrait être distribué aux Saint-Paulois, le maire liste les promesses "réalisées" depuis 2021


