Ridiculement, Didier Robert

Au début des primaires, Didier Robert soutenait de bon cœur François Fillon mais ce dernier déclara « la France n'était pas coupable d'avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d'Afrique ». Survient alors... le drame !
Didier Robert l'auto-déclaré « militant de la grandeur de la France », « militant passionné de Fanon, Glissant, Césaire » se dit « profondément heurté », « profondément blessé ». Sortez les mouchoirs !
Rigolez pas : le « militant de la grandeur de la France » ne rigole pas avec les principes, lui a une « conviction », une « feuille de route », une « ligne de conduite ». Il le dit « je ne transigerai jamais avec mes valeurs et je les défendrai jusqu'au bout ».
Le « fils de l'Afrique, de l'Inde, de la Chine et de l'Océan Indien » a « longuement réfléchi ». Il va soutenir le fils gaulois qui considère que « l'Homme africain n'est pas entré dans l'histoire ». il s'agit parait-il, de sa phase « rastafari ». Peace and love !
Passés la campagne et les déclarations toutes aussi plus saugrenues les unes que les autres, le premier tour arrive. Le fils gaulois reçoit une correction en bonne et due forme qui l'oblige à retourner une seconde fois à la retraite. Un échec aussi pour le « fils de l'Afrique, de l'Inde, de la Chine et de l'Océan Indien ».
Suspens : que va faire le « militant passionné», l'homme de « conviction », celui qui a une « feuille de route » et une « ligne de conduite » ?
Rebondissement : le « profondément heurté » par les propos de François Fillon, le « militant de la grandeur de la France » qui ne transigera jamais avec ses valeurs et les défendra jusqu'au bout appelle « naturellement » à soutenir ce dernier.
Définitivement, le ridicule ne tue pas.


