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Résultats en baisse au brevet : le rectorat mise sur le "sur-mesure" avec le plan "Collèges en progrès"

Ecrit par Prisca Bigot – le jeudi 28 mai 2026 à 08H48
@rectorat- Le recteur de région académique, Rostane Mehdi, a précisé a détaillé le dispositif « Collèges en progrès », lancé dans 15 établissements de l’académie.

Face aux difficultés scolaires rencontrées dans plusieurs établissements de l’île, le rectorat déploie le plan "Collèges en progrès" dans 15 collèges réunionnais.

Le recteur de l’académie de La Réunion, Rostane Mehdi, poursuit ses visites dans les établissements concernés par le plan "Collèges en progrès". Ce mercredi matin, il était au collège Henri Matisse à Saint-Pierre afin d’échanger avec les équipes éducatives autour des difficultés scolaires rencontrées par les élèves.

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L’établissement fait partie des 15 collèges réunionnais identifiés par le rectorat. Selon les chiffres avancés, 40 % des élèves de ces établissements obtiennent des résultats inférieurs à 8 sur 20 en français et en mathématiques au diplôme national du brevet.

Au collège Henri Matisse, les résultats en français au DNB s’élèvent à 8,30 sur 20 en 2025, contre 9 sur 20 en 2024. Lors du brevet blanc d’avril 2026, la moyenne est descendue à 7 sur 20.

Le dispositif "Collèges en progrès" vise à "ne laisser aucun élève s’installer durablement dans l’échec scolaire" en renforçant notamment les apprentissages fondamentaux en français et en mathématiques.

Un travail centré sur les savoirs fondamentaux

Pour le recteur, l’originalité du plan repose avant tout sur une approche construite localement. "Les solutions viennent du terrain. Elles ne seront pas dictées depuis le rectorat, a fortiori pas depuis Paris ni le ministère", affirme Rostane Mehdi.

Chaque établissement doit ainsi élaborer une feuille de route adaptée à ses difficultés, avec l’appui d’inspecteurs, de formateurs académiques et des différents services de l’Éducation nationale. " Tous nos services sont ici pour entendre, écouter et appuyer les initiatives qui seront prises dans les différents établissements", poursuit-il.

Dans les collèges visités au Tampon, à Saint-Pierre et à Saint-Louis, les premiers échanges portent principalement sur le renforcement des savoirs fondamentaux et sur la nécessité d’être plus explicite dans les attentes pédagogiques vis-à-vis des élèves.

Plusieurs pistes sont déjà évoquées. Certains établissements travaillent par exemple autour du théâtre et de la mise en scène afin de faire évoluer les pratiques pédagogiques.

Le recteur insiste particulièrement sur la maîtrise de la langue française. "Si vous ne maîtrisez pas la langue, vous ne maîtrisez aucune autre discipline", affirme-t-il. "Vous ne comprenez pas la consigne si vous ne maîtrisez pas la langue".

Les progrès au collège devront également passer par un travail engagé dès l’école primaire. "Il n’y aura pas de collège en progrès s’il n’y a pas d’école en progrès", estime Rostane Mehdi, plaidant pour une approche "interdisciplinaire et inter-degré".

Des difficultés sociales qui pèsent sur les établissements

Au-delà des résultats scolaires, les équipes éducatives doivent également composer avec des situations sociales de plus en plus complexes, qui ont des conséquences directes sur les comportements et les apprentissages des élèves, font-elles remarquer.

Karine Darlay, inspectrice académIque et directrice académique adjointe des services en charge du 1er degré et des collèges, confirme que "les situations sociales ont un impact extrêmement fort sur nos élèves".

Le plan "Collèges en progrès " doit ainsi permettre aux établissements de sortir d’une gestion permanente de l’urgence pour "au contraire, se poser, prendre le temps de réfléchir, d’ajuster les réponses", veut y croire le recteur face aux équipes pédagogiques. Un travail à long terme qui doit également passer par"la confiance", insiste le recteur face aux enseignants mais aussi "retrouver la confiance en les capacités des élèves" à progresser malgré les difficultés rencontrées.

Le rectorat précise que les solutions retenues localement seront progressivement mises en œuvre à partir de la rentrée 2026 dans les établissements concernés. Des collèges réunionnais qui font face à des fragilités multiples, des "fragilités socioéconomiques qui se renforcent les unes les autres", souligne-t-il sans oublier "les grandes difficultés sociales et économiques qui accablent les familles ".

Etiquettes : collège | Rectorat | Saint-Pierre

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