Responsables socioéconomiques des DOM lointains : désintérêt honteux des populations

- Courrier des lecteurs -
Même s’il n’est qu’un affairiste très opportuniste, Bernard HAYOT, président du GBH, est dans son rôle lorsqu’il nous dit que la vie chère dans ces territoires, est dû à l’éloignement de la patrie nourricière. Il en va tout autrement de ceux qui ont en charge ces territoires et leur population. Honte à vous, donc, responsables sans vision d’avenir, sans réel souci de l’humain, de son équilibre et de son bienêtre. Mayotte et les Antilles françaises, comprennent parfaitement ce que je veux dire. L’ile de La Réunion avec son fantastique potentiel climatique, écologique, humain, naturel, etc. est un remarquable exemple de ce mépris et/ou incompétence des décideurs de tout poil. Tous les experts consultés sont d’accord sur un point : ce territoire au fantastique potentiel, est parfaitement capable, à lui seul, de nourrir et faire vivre décemment plus d’un million d’habitants. Déjà en 1863, un ingénieur colonial Louis MAILLARD déclarait que toutes les plantes alimentaires du Monde pouvaient être cultivées à La Réunion. Qu’elle soit d’ailleurs agricole ou industrielle, un observateur un tout petit peu attentif, ne peut qu’être atterré par la faiblesse de la production locale. Résultat des courses, la balance commerciale de La Réunion, ressemble, à s’y méprendre, à celle d’un pays sous-développé : 0,4 milliards d’exportation contre 7 milliards d’importation. Il faut, bien entendu ajouter à cela le corolaire : Peu d’activités, donc peu d’emplois, donc chômage excessif donc grande misère d’une grande partie de la population.
Quel mépris de la mère patrie considérant ses enfants éloignés comme d’éternels incapables ! Stratégie politique ou postcoloniale attardées ? Je vous laisse juge.
François-Michel MAUGIS


