Réintégration contestée à l'école Sainte-Marguerite : le maire de Saint-Benoît interpelle la direction et évoque une mise à pied conservatoire

Face à l’émotion suscitée par la réintégration d’un agent d’entretien visé par des plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs, le maire de Saint-Benoît, Patrice Selly, a adressé un courrier officiel à la direction de l’école Sainte-Marguerite. Il appelle à des mesures plus fermes pour garantir la sécurité des enfants.
La polémique a pris une nouvelle dimension avec l’intervention du maire de Saint-Benoît. Dans un courrier daté du 24 février 2026 et adressé à la directrice de l’école Sainte-Marguerite, Patrice Selly exprime sa "profonde inquiétude". Pour rappel, la décision de l’école privée Sainte-Marguerite de maintenir en poste un agent d’entretien visé par plusieurs plaintes pour des faits supposés d’agressions sexuelles suscite l’indignation d’une partie des parents. Une pétition a déjà recueilli 374 signatures.
Patrice Selly évoque "les récentes décisions prises concernant le retour d'un membre du personnel non enseignant de l'école Sainte-Marguerite, suite à des plaintes graves pour agressions sexuelles sur mineurs" qui "suscitent une vive émotion au sein des parents d'élèves."
Le maire affirme sa solidarité envers les familles et estime que la situation actuelle alimente un climat anxiogène :
"La décision de permettre à un individu, sous enquête pour des faits aussi graves, de reprendre son poste – même sans contact direct avec les élèves – semble profondément préoccupante."
"La sécurité et le bien-être des enfants de notre ville."
Selon lui, "une telle situation crée actuellement un climat d'insécurité pour les enfants et les parents." S’il reconnaît les mesures de surveillance annoncées par l’établissement, Patrice Selly estime qu’elles ne sauraient suffire : "Les mesures annoncées pour surveiller la situation sont certes louables, mais elles ne sauraient remplacer un choix clair et sans équivoque quant à la présence d'un individu sous enquête au sein de l'établissement."
Il pose alors explicitement la question : "Une mise à pied conservatoire ne serait-elle pas plus appropriée et sécurisante pour les familles ?"
Le maire insiste également sur la nécessité de transparence et se dit prêt à travailler avec l’établissement pour trouver des solutions garantissant "la sécurité et le bien-être des enfants de notre ville."
Cette prise de position officielle vient renforcer la pression autour d’un dossier devenu hautement sensible à Saint-Benoît. Entre respect de la présomption d’innocence et exigence de protection maximale des élèves, l’affaire place l’établissement face à une équation délicate, alors que l’enquête judiciaire suit son cours.


