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Redressement, cession ou liquidation : l’avenir des boulangeries Case à Pains reste en suspens

Ecrit par Julien Delarue – le jeudi 11 septembre 2025 à 06H57
Photo Alexandre Robert

Le plan de redressement présenté par Olivier Levy semblait en bonne voie ces dernières semaines, mais l’audience de ce mercredi a mis en lumière d’autres scénarios. Entre redressement, cession ou liquidation, les juges ont choisi de mettre leur décision en délibéré au 19 septembre.

L’avenir des boulangeries Case à Pains reste suspendu aux délibérations du tribunal de commerce de Saint-Denis. Confiant en juillet, Olivier Levy, dirigeant du groupe Deal Run, voyait la circularisation de son plan de redressement validé.

Lire aussi : Case à Pains : une sortie de redressement prévue en juillet ?

Mais l’audience de ce mercredi a montré que rien n’était acquis. « Trois options sont sur la table », indique Me Badat, avocat du groupe : le plan de redressement via un rachat de titres et l'entrée d'un nouvel investisseur métropolitain. « Le plan de redressement a été validée par 99,9 % des créanciers » selon Olivier Levy.

Le mandataire judiciaire demande la liquidation judiciaire

Autre option, une offre de cession déposée par un groupe d’investisseurs – jugée irrecevable en l’état mais susceptible d’être revue –. Elle est pour le moment anonyme et portée par un groupe d'investisseurs ayant pignon sur rue. Enfin, la dernière option est beaucoup plus problématique. La liquidation judiciaire, avec poursuite d'activité, a été demandée par le mandataire Me Hirou, peu convaincu par les deux premières options. Une décision inconcevable pour Olivier Levy et son avocat.

Pour l’administrateur judiciaire, Me Langet, deux solutions sont envisageables : redressement ou cession. Le tribunal a choisi de prendre du recul et tranchera le 19 septembre, laissant un délai pour une éventuelle amélioration de l’offre déposée.

Cette nouvelle étape s’inscrit dans une procédure ouverte il y a plusieurs mois. Initialement prévu en mars, le plan de redressement avait été reporté à juillet après l’octroi par le tribunal d’une troisième période d’observation. Une décision saluée par le groupe qui cherchait à affiner sa stratégie et à consulter l’ensemble de ses créanciers. « Nous avons sollicité et obtenu une troisième période d'observation pour nous permettre de finaliser le plan de redressement », expliquait alors Me Badat. En parallèle, la holding Deal Run, jusque-là en sauvegarde, avait été placée en redressement judiciaire afin de bénéficier de ce délai supplémentaire. L’objectif affiché par Olivier Levy restait clair : garantir la continuité de l’activité et préserver salariés, clients et partenaires, quitte à ouvrir le capital à de nouveaux investisseurs.

Ce nouvel épisode illustre les difficultés qui pèsent sur l’ensemble du groupe, confronté depuis 2023 à une flambée des coûts des matières premières, à la hausse de l’énergie et à des tensions avec certains partenaires. À l’heure où les boulangeries Case à Pains cherchent à se maintenir, la décision du 19 septembre sera décisive pour dessiner leur avenir.

Etiquettes : Tribunal de commerce

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