Plénière du Département: RSTA, défiscalisation et décentralisation au menu

Une nouvelle fois, les élus du Conseil général ont décidé d'attirer l'attention du gouvernement sur l'arrêt du RSTA (le 31 mai dernier ndlr). Ils demandent à ce que le dispositif soit de nouveau opérationnel, au moins jusqu'au retour de la croissance en France.
"L'arrêt du RSTA a eu un impact important sur l'économie. Ce sont plus de 35.000 bénéficiaires qui ont fait une croix sur 100 euros par mois (…). Même s'il y a eu de fortes mobilisations pour demander la prolongation du RSTA à la Réunion, le préfet est resté atone aux demandes. Nous regrettons cette mise à mort", explique Henry Hippolyte, conseiller général du Port. Une motion sera donc déposée au Conseil général pour être remise au gouvernement. Une motion soutenue par le vice-président socialiste du Conseil général, Jean-Jacques Vlody. Même si l'idée d'un revirement de situation au sujet du RSTA semble peu probable, une autre piste est proposée par le député PS du Tampon. Jean-Jacques Vlody déposera une proposition de loi en vue de modifier le cadre du RSA activité actuel. "Cela permettra de rendre éligible au RSA activité les personnes sorties du RSTA", souligne-t-il.
"Jamais un gouvernement n'aura autant modifié le contexte électoral et les élections"
Sur la défiscalisation, le Conseil général demande à ce que le dispositif actuel soit maintenu. Une position déjà connue la semaine dernière lors d'une conférence de presse commune avec les acteurs économiques et la collectivité régionale (voir [ici]url:http://www.zinfos974.com/Front-uni-pour-defendre-la-defiscalisation_a58254.html ).
Mais la motion qui risque de faire la plus parler d'elle à l'assemblée plénière de demain est celle portant sur l'acte III de la décentralisation. Un acte III très critiqué par la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar. "Après un an de gouvernance, l'acte III de la décentralisation proposé est bâclé. Jamais un gouvernement n'aura autant modifié le contexte électoral et les élections", explique Nassimah Dindar. Dans la ligne de mire, le redécoupage des cantons et la parité pas vraiment du goût de la présidente du Département. "Des complexités supplémentaires" pour Nassimah Dindar qui assimile tout cela à du "bla-bla". "Je suis contre ce projet d'acte III qui ne nous convient pas", lâche-t-elle.
Un point de vue que ne partage pas en totalité Jean-Jacques Vlody. Même s'il se dit être "vigilant" sur l'application de ce nouvel acte de décentralisation dans les départements d'outre-mer, notamment la spécificité ultra-marine d'avoir sur un même territoire deux collectivités (Département et Région), il ne peut que souligner les avancées liées à "la parité", la "nécessité de rééquilibrer les territoires" et la "stabilité politique" (les nouveaux conseillers départementaux (ex-conseillers généraux) seront élus pour une durée de six ans).
Toutes ces motions seront proposées demain au vote en assemblée plénière du Département.


