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Pêche illégale : l’État muscle sa surveillance maritime depuis La Réunion

Ecrit par M.B. sur place – le lundi 14 avril 2025 à 15H31

En visite sur le port de La Réunion, Agnès Pannier-Runacher a présenté le dispositif régional de lutte contre la pêche illégale. Un enjeu de durabilité, de souveraineté et de coopération dans l’océan Indien.

C’est depuis le port de La Réunion, devant l’Osiris 2, outil indispensable dans la lutte contre la pêche illégale, que la ministre de la Transition écologique a tenu à rapeller l’importance du dispositif de lutte contre la pêche illégale dans la zone sud de l’océan Indien. « Nous sommes ici sur le port pour passer en revue les moyens de contrôle qui nous permettent aujourd'hui de lutter de manière efficace contre la pêche illégale avec ce bateau, l'Osiris 2 », a déclaré Agnès Pannier-Runacher, évoquant un outil « absolument indispensable » pour garantir une pêche durable et équitable.

L’Osiris 2, navire de surveillance des pêches, patrouille à la fois dans les eaux territoriales françaises et dans les vastes zones sous juridiction française du canal du Mozambique. Cette présence en mer est « au service de notre souveraineté collective », a-t-elle insisté, soulignant que l’enjeu va au-delà de la seule protection des ressources halieutiques : il s'agit aussi d’« appréhender les trafics et la fraude de manière générale ».

Le dispositif s’appuie sur une combinaison d’outils de terrain et de technologies de pointe. « Elle repose d'abord sur la capacité à intervenir auprès des bateaux, c'est-à-dire un bateau qui va faire des missions – par exemple la prochaine mission durera un mois –, des moyens d'intervention et d'arraisonnement des bateaux », a détaillé la ministre. À cela s’ajoutent « toute l'information satellitaire via Copernicus » et les données transmises par le Cross d’Étel (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage), centre de coordination maritime basé dans l’Hexagone, qui « rassemble l'ensemble des données en matière de surveillance de pêche » et les transmet directement aux unités en mer.

La coopération régionale joue également un rôle clé. Les États riverains et la Commission européenne sont partenaires du dispositif. « C’est une belle démonstration de ce qu'on peut faire ensemble (...) en termes d'action de l'État en mer et d'action de protection des océans », a conclu Agnès Pannier-Runacher.

Lire aussi : Agnès Pannier-Runacher :« Nous attendons un geste concret de l'Europe pour renouveler les bateaux »

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