Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

Ne choisissez pas l’extinction

Voici ce que l’on trouve, sur le site des Nations-Unies, en date du 27 octobre 2021 (https://news.un.org/fr/story/2021/10/1107122). Le monde dépense annuellement 423 milliards de dollars pour subventionner la consommation de combustibles fossiles, pétrole, électricité produite par la combustion d’autres combustibles fossiles, gaz et charbon. Ce montant est quatre fois supérieur à celui qui est demandé […]

Ecrit par Bruno-Bourgeon – le mardi 20 décembre 2022 à 08H50

Voici ce que l’on trouve, sur le site des Nations-Unies, en date du 27 octobre 2021 (https://news.un.org/fr/story/2021/10/1107122).
Le monde dépense annuellement 423 milliards de dollars pour subventionner la consommation de combustibles fossiles, pétrole, électricité produite par la combustion d’autres combustibles fossiles, gaz et charbon.

Ce montant est quatre fois supérieur à celui qui est demandé pour aider les pays pauvres à lutter contre la crise climatique, l’un des points de friction de la conférence mondiale sur le climat COP26 (l’année dernière à Glasgow). En y ajoutant les soutiens indirects, compte tenu des coûts environnementaux, le chiffre s’élève à près de 6 000 milliards de dollars, selon des données publiées par le Fonds monétaire international (FMI).
 

 L’analyse du PNUD souligne au contraire que ces fonds, payés par les contribuables, finissent par creuser les inégalités et entraver l’action contre le changement climatique. Le rapport, publié avant les réunions à venir du G20 et de la COP26, est lancé dans le contexte d’une reconnaissance de la nécessité de réformer les subventions aux combustibles fossiles, par les économistes, les décideurs, le FMI et la Banque mondiale. Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a également lancé un appel pressant en faveur d’une telle réforme.

Le PNUD a alors imaginé un court clip mettant en scène un dinosaure venu prendre la parole aux Nations-Unies et dont voici la transcription intégrale. « Ecoutez-moi tous. J’en connais un rayon en matière d’extinction. Et je peux vous dire, ça paraît évident, que venir à disparaître, ce n’est pas une bonne chose. Mais alors, causer sa propre extinction, en 70 millions d’années, c’est la chose la plus absurde que j’aie jamais entendue. Au moins, nous, on avait un astéroïde.

C’est quoi, votre excuse ? Vous courez à la catastrophe climatique, et pourtant, chaque année, des milliards de fonds publics sont versés dans des aides aux énergies fossiles. Imaginez qu’on ait versé des milliards par an en subventions à des météores géantes : c’est ce que vous êtes en train de faire en ce moment. Pensez à tout ce que vous pourriez faire avec cet argent. Partout dans le monde, des gens vivent dans la pauvreté. Ne pensez-vous pas qu’il serait plus logique de les aider plutôt que, je ne sais pas, financer la disparition de votre espèce ?

Soyons sérieux juste un moment. L’heure a sonné de rebondir. Et de reconstruire vos économies au lendemain de cette pandémie. C’est le moment ou jamais. Alors voici mon idée folle : ne choisissez pas l’extinction. Sauvez votre espèce avant qu’il ne soit trop tard. Il est temps pour vous, les Humains, d’arrêter de vous trouver des excuses et de changer les choses. Merci. »

Un an plus tard, ce message a-t-il seulement été écouté ?

Bruno Bourgeon, président d’AID, http://aid97400.re
 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

La Diaspora Indienne : Pèse-t-elle dans les Élections générales en cours ?

Cet article explore le rôle de la diaspora indienne dans les élections indiennes, alors qu’elle mobilise le soutien des partis politiques et plaide en faveur d’une plus grande représentation.

Par Ajay Dubey – Professeur d’Études Internationales, ancien Recteur à la Jawaharlal Nehru Université (JNU), Delhi (Inde), Secrétaire général de l’Association Indienne d’Études Africaines (ASA India), Président de l’Organisation d’Initiatives de la Diaspora (ODI International).