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Mesures ministérielles: Cacophonie générale

Ecrit par zinfos974 – le lundi 18 juin 2012 à 09H39

Le SNALC/CSEN réagit aux effets d’annonces qui  sonnent comme une musique discordante aux oreilles  de tout travailleur de l’Education en charge d’élèves.

Après des promesses de rétablissement du  dialogue syndical si répétées, il  se trouve que les résultats des mutations des professeurs seront donnés le même jour à  ces derniers qu’aux syndicats, privés de la sorte du  temps de travail nécessaire avant d’informer les professeurs.
 
Sans consultation, le ministre décide de revenir pour le primaire à une semaine de 5 jours avec la fatigue et le stress que cela représente pour les enfants en bas âge.

Il est déjà  annoncé au mépris du  dialogue syndical, qu’on allongera les périodes de cours réduisant ainsi  les  congés scolaires, en considérant que tous les maux de l’Ecole viennent de rythmes inadaptés ! La méprise est grande, et le SNALC/CSEN tient à  rappeler que le ministre en traitant la forme pour faire plaisir à  des « spécialistes des rythmes scolaires de l’enfant » sans interroger les familles et les professeurs court le risque de perturber tout le rythme scolaire d’un pays pour de si  faibles résultats.

Autre erreur remarquable est celle de déclarer que l’Ecole doit enseigner en amusant et par, le jeu, en continuant ainsi la politique démagogique et néfaste de l’enfant au  centre du  système, politique qui  est à l’œuvre ou à la destruction depuis plus de 20  ans avec le collège unique. Rappeler que l’enfant doit apprendre en s’amusant est nier le fait que cela est déjà  le cas depuis des lustres dans l’Education Nationale au  détriment de la réussite des élèves qui  passe par de la rigueur dans les apprentissages et la transmission de savoirs solides avant de recourir au jeu. On replonge dans les fantasmes pédagogiques si  néfastes qui  empoisonnent l’enseignement depuis des décennies.

Si  le ministère de Luc CHATEL a tenté de faire de l’Ecole la sucursalle d’une entreprise de biens matérieLS, Vincent PEILLON par ses annonces cacophoniques, fait de l’Education Nationale le centre de toutes les expérimentations éculées, à la mode dans de rares pays dont la sociologie n’a rien a voir avec la nôtre, très dangereuses,  et sans réel désir de changer le cœur du  problème, l’organisation même de l’Ecole et son collège unique, et la dévalorisation constante des concours et examens.

Le SNALC/CSEN en cette période de préparation au baccalauréat attire l’attention sur les effets néfastes de la perte d’une année dans le cursus professionnel par la réforme du  bacpro 3 ans et les contrôles continus. Le SNALC demande au ministre de rendre l’année de BEP perdue afin que les élèves intéressés par la filière professionnelle puissent achever leur scolarité en secondaire avec un diplôme de valeur. L’issue de cette réforme du baccalauréat professionnel en 3  ans présenté pour la première fois cette année est catastrophique par ses problèmes d’organisation et ses résultats, la dévalorisation sans précédent d’une filière qui  devrait être celle de la réussite pour tant d’élèves réunionnais.

Le SNALC espère qu’un dialogue ouvert et respectueux de toutes les sensibilités syndicales verra jour afin de lancer les réformes qu’il convient de mettre en place et de revenir sur la réforme du bacpro en 3 ans.    

Le bureau académique du  SNALC/CSEN Réunion.

 

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