Les pirates à l'IOMMA feront gagner 1000 euros pour un artiste

Le Parti Pirate n'a pas attendu le début de la concertation annoncée la semaine dernière par la ministre déléguée à l'économie numérique, Fleur Pellerin, pour aller à la rencontre des professionnels de la musique de l'océan Indien.
Lors des conférences et des ateliers du IOMMA, Pierre MAGNIN candidat du Parti Pirate a pu discuter avec les artistes et professionnels régionaux s'accordant sur le fait que l’Internet, les sites de partage et les réseaux sociaux sont devenus des outils indispensables pour les artistes désirant entretenir, renforcer leur lien avec leurs fans et développer leur notoriété auprès du grand public.
Grâce à ces nouvelles technologies, les artistes ont la possibilité désormais de tout partager avec leur public. Mais les réseaux sociaux devenus incontournables ne sont pas toujours respectueux des droits de propriétés qui varient selon les pays, déplorent certains professionnels.
«Le libre accès à certains titres » permet d'être écouté. Il existe désormais des moyens de financement par mécénat global ou en cliquant « J'aime » permettant de soutenir les artistes de son choix. Le public devient acteur et producteur. Le « support physique constitue encore 75% du marché » précise Virginie BERGER (agent artistique et conférencière). Le webmarketing pour la musique a donc encore de perspectives devant lui avec l'essor de réseaux numériques et des nouvelles technologies.
Les artistes émergents sont les plus sensibles au partage de leur musique car, pour eux, c’est l'occasion de se faire connaître avec peu de moyens et de concurrencer d’une autre manière les productions des Majors et autres productions commerciales.
Le Parti Pirate est dans la droite ligne de cette réflexion et propose la suppression de la loi HADOPI, qui pénalise, dans tous les sens du terme, le partage de la musique et des oeuvres culturelles. Le Parti pirate demande la légalisation du partage non lucratif. Nous voulons allez plus loin et souhaitons aussi élargir le débat à ACTA et demandons une mise à jour des lois archaïques sur les droits d'auteurs et la propriété intelectuelle afin d'interdire les brevets sur le vivant ou l'appropriation des semences végétales.
Le parti pirate n’attend pas d’être élu pour agir. Depuis quelques jours, il lance un concours « Artiste Libre ». Pierre Magnin demande à tous les artistes de créer une oeuvre au format de leur choix, illustrant la politique du réseau libre et l’esprit du Parti Pirate. Les 2 oeuvres choisies recevront un prix de 1000 euros et de 500 euros. Utilisées durant la campagne électorale, les oeuvres seront accessibles au public en licence libre et mise en avant sur le site du Parti Pirate Réunionnais.
Pierre Magnin appelle tous les artistes à se mobiliser afin de faire vivre la culture libre. « Je veux aider le monde de la culture, 1000 euros c’est plus qu’un symbole. Cela permet à l’artiste une juste rémunération et de poursuivre son art. Je n’attends pas d’être élu pour travailler à changer la société. »
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