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Les assistants familiaux protestent contre leurs mauvaises conditions de travail

Une poignée d’assistantes familiales, en grève, se sont à nouveau installées aujourd’hui dans le hall du Conseil général pour signaler leur mécontentement face à une situation professionnelle de plus en plus précaire. Demain elles reviendront, en plus grand nombre…

Ecrit par Melanie Roddier – le jeudi 18 juin 2009 à 18H54

Zinfos974 signalait il y a quelques jours le cas d’une assistante familiale en grandes difficultés suite à une suspicion de maltraitance sur appel anonyme. Depuis le 8 juin, celle-ci tente de demander au Département de revoir sa situation. La réponse ne s’est pas faite attendre : le 12 juin, un courrier lui était adressé stipulant que « dans l’intérêt de l’enfant, je vous demande de ne plus interférer dans le projet actuel« .

De là, la grogne a eu un effet contagieux sur l’ensemble des assistants familiaux qui dénonçaient déjà il y a quelques mois leurs conditions de travail. Demain donc, un groupe se rendra au Conseil général, muni de banderoles, pour protester contre leur situation précaire.

« seule la loi du plus fort prévaut »

Un document de l’UDSPAFAM 974 le rappelle : « seule la loi du plus fort prévaut dans les prises de décisions en cas de difficultés nécessitant une évaluation sérieuse et précise comme une accusation portée par un enfant à l’encontre de sa famille d’accueil…« , évoquant là le fait que l’assistante familiale se substitue à la mère, tente de donner les meilleures armes à l’enfant pour qu’il puisse s’en sortir, mais ne représente rien en cas de problème.

Selon la secrétaire générale du syndicat, Marie Lebon, de plus en plus d’assistants familiaux et maternels appellent au secours, victimes de décisions graves. « Beaucoup ne retravaillent jamais, ne récupèrent jamais les enfants » souligne-t-elle.
Pour ces raisons, l’UDSPAFAM demande « l’annulation de la disposition interne qui prévoit le retrait de l’enfant et la suspension automatique de l’assistant familial suspecté de maltraitance, sans une évaluation sérieuse de la situation« .

Le cas de l’assistante familiale décrit ici : « suspicion de maltraitance sur un appel anonyme, une assistante familiale crie au désespoir « , est particulièrement douloureux du fait de la lenteur de l’étude du dossier par le Procureur alors que l’urgence est certaine.  « Que fait-on de la présomption d’innocence qui permet au moins de continuer à percevoir un salaire ? » s’interroge une assistante familiale du Tarn, actuellement en vacances à La Réunion, venue soutenir ses collègues ce matin.

Demain, c’est reparti. Les assistants familiaux occuperont les locaux du Conseil général dans l’espoir qu’on les écoute et qu’une solution puisse être trouvée, dans l’intérêt de tous.

 

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