La honte des industries pharmaceutiques

Voilà 25 ans, un ami que je rencontrais régulièrement et qui travaillait dans le circuit de l’industrie pharmaceutique à un haut niveau de responsabilité, me racontait les horreurs qu’il avait vécues dans son expérience professionnelle. A savoir que l’argent primait souvent sur la santé. Pour ce fait, il démissionna et redevint un simple pharmacien de quartier dans sa belle Bretagne.
Les phénomènes qu’il m’avait décrits semble-t-il, se confirment et s’accentuent. Pourquoi vouloir fermer la dernière herboristerie de France alors que les anciens, durant tout le 19ème et le 20ème siècles, qu’ils soient de Métropole ou de La Réunion, se soignaient avec les plantes d’une façon autonome ? Aujourd’hui, cela devient interdit et la réglementation prend le pas sur la liberté individuelle.
Consommez cachets validé par la seule industrie !
Voilà le seul salut qu’ils nous proposent.
Certes, bien entendu, il faut faire attention aux charlatans.
Certaines tisanes ne sont pas indiquées pour de nombreuses pathologies. Il faut aussi faire attention aux plantes toxiques. Mais l’herboristerie existe depuis la nuit des temps, et la phytothérapie remonterait à l’antique Egypte.
Il semblerait que les forces de l’argent, avec quelques rares décideurs, (qui sont-ils ?) décident à notre place, et nous imposent une méthode de pensée unique.
Or la médecine antique, depuis Hippocrate, a un sens profond.
Entre le malade imaginaire, les précieuses ridicules et le non-sens médical fort bien décrits par Molière, avec tout l’armada de médecins qui avaient perdus les clefs de l’ancienne médecine "des humeurs", pour arriver à la seule saignée comme méthode thérapeutique ; et l’herboristerie qui est très sérieuse, il y a un fossé, il est géant !
Quant à tous ceux qui déposent des brevets après avoir pillé le savoir des chamanes ou des hommes- médecines des forêts amazoniennes ou de la Taïga, ce sont tout simplement des bandits, des voleurs, des usurpateurs au service de la finance et des intérêts des groupes industriels capitalistes. Certainement pas au service de la nature et des hommes qui essayent d’évoluer en harmonie.
Cette attaque à la liberté de penser, de se soigner, est une atteinte aux droits et aux devoirs élémentaires de l’homme.
Alors qu’il est envisagé une dépénalisation de certaines plantes, la pénalisation d’autres herbes aura pour conséquence des trafics favorisant le charlatanisme volontaire ou involontaire de non-professionnels.
Nous espérons que la nouvelle gouvernance progressiste influera et fera infléchir la finance ultra- libérale soumise au seul capital, qui agit comme en dictature. L’objet n’est pas toujours de soigner, ni de servir l’humanité, mais d’asservir !
Aujourd’hui, la liberté, notre liberté est attaquée de toute part, par des règlementations qui sont parfois absurdes. Nous devons réagir, car chaque espace laissé à la dictature de penser est un espace perdu pour les hommes et les femmes qui sont et resteront pour toujours, notre avenir, celui d’enfanter un monde affranchi et responsable.
Christian Vittori
Le 06 juin 2012


