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La France fâchée, aret touf a nou

Quand le peuple en colère gronde pour sauver les retraites, le pouvoir regarde ailleurs. Après les réformes du travail, de l’assurance-chômage, arrive celle des retraites. Toutes les lois de Macron visent le même but: nous faire travailler plus longtemps pour nous appauvrir, alors que ce n’est pas le sens de l’histoire sociale.

Ecrit par Jean-Paul-Panechou---Didier-Dupont---Forces-de-gauches-Réunion-(FGR) – le samedi 11 mars 2023 à 09H11

La question des retraites n’est ni budgétaire, ni comptable. C’est une évidence pour les experts. Le système n’est pas en danger. Elle est donc éminemment politique, elle présuppose des visions profondément  divergentes de la vie en société et de l’urgence écologique qui structurent l’avenir du pays et de l’humanité. Ainsi le vrai débat pour le gouvernement d’ E. Borne est de séduire la droite pour avoir une majorité à l’assemblée et non d’écouter la voix du peuple qui réclame une plus grande justice sociale et écologique.

Le pays exprime son inquiétude face à la crise généralisée du chômage, du pouvoir d’achat, les salaires et d’inflation par des manifestations qui rappellent un vieux principe démocratique: les citoyens préfèrent le désordre à l’injustice. Les gens ne veulent plus souffrir et, ils ne sont pas dupes de la maladroite communication gouvernementale, faisant l’éloge de la “modernisation”, du “réalisme”, de la “responsabilité” pour affirmer le “caractère inéluctable” des réformes en cours. Quelle posture cynique et anti-démocratique puisque contraire à l’opinion. Or réforme pour les conservateurs néolibéraux signifie s’adapter, c’est-à-dire renoncer, abdiquer et se soumettre. Mais la légitime colère de la souffrance sociale n’est pas une insulte aux droits de l’homme.

Ce gouvernement cherche seulement à rassurer les marchés, les banques et les organismes de crédit en augmentant la main-d’œuvre disponible, mettant ainsi la souveraineté politique aux services des maîtres du monde. Cette réforme frappera encore plus durement les métiers pénibles, les moins diplômés et les femmes aux carrières professionnelles irrégulières.

Mais, ce n’est pas encore la fin de l’histoire: on peut encore changer de direction pour une transformation sociale et écologique du monde dans le sens de la solidarité d’un avenir radieux.

En attendant, nous appelons donc à combattre ce projet de réforme archaïque et terriblement inégalitaire. Le durcissement des mobilisations n’est que la réponse à la radicalité de l’entêtement gouvernemental. L’unité syndicale doit donc rester solidaire et ne pas rompre pour inaugurer une nouvelle démocratie sociale durable, capable de tenir sa fonction d’équilibre des pouvoirs afin d’éviter leur concentration dans un exécutif technocratique indifférent aux dures réalités sociales.

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