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La France est elle encore le pays des Droits de l’Homme ?

Irradiés nucléaires: la justice rejette les demandes d'indemnisation. La France Jacobine dans toute sa splendeur, aucun pays libéral digne de ce nom traiterait son peuple ainsi, sans la moindre considération. Nous vivons une terrible époque avec des scandales et l'horreur en permanence mépris condescendant affiché, constat d'une attitude inqualifiable et insultante à l'égard des Français, honte à tous ces gens qui osent encore affirmer défendre les intérêts du peuple, honte à ce gouvernement de paltoquets qui ne connait que stras et paillettes ...

Ecrit par maverick888@hotmail.fr – le vendredi 22 mai 2009 à 00H00

Nous avons connu les affaires des victimes de l’amiante, et les victimes du sang contaminé, il y a eu aussi la négligence d’un gouvernement dépassé par les évènements, coupable d’avoir laissé crever de déshydratation plus de 15 000 vieux faisant que la maltraitance est devenu institutionnelle.

Aujourd’hui, la direction de justice sur les ordres de l’Élysée a invoqué des raisons de procédure, preuve que les lâches Jacobins dominent la France et preuve que ce n’est pas un complot mais la réalité du quotidien de millions de Français meurtris, bafoués dans leur chair, pour rejeter les demandes d’indemnisation de douze anciens militaires atteints de maladies mortelles liées aux essais nucléaires français, au moment où le gouvernement admet pourtant enfin sa responsabilité dans le drame.

La cour d’appel de Paris a simplement estimé que la grande majorité des demandes étaient irrecevables parce que les faits sont antérieurs au 1er janvier 1976, date de création de la Commission d’indemnisation des victimes d’infraction pénales (Civi).

Irrecevables, ben voyons. Le jour où il verront le peuple libre et libéral descendre dans la rue crier leur mécontentement pour renverser ce régime totalitaire inhumain qu’est devenu la République française avec ses règles d’extermination, comme les fusiliers de Vingrés , comme les centaines de milliers d’innocents du premier Génocide sur les Chouans les Bretons et les Vendéens qui inspirera les révolution des Bolcheviks …
Comme disait le Procureur de Montgolfière, si la justice voulait connaitre la vérité il y a longtemps que l’on en serait averti et on ne saurait mieux dire que la justice française est une loterie. …

Pour d’autres cas, notamment l’un d’entre eux dont la contamination remonterait aux essais pratiqués en Polynésie en 1983/1984, la cour a jugé que l’ancien soldat n’aurait pas dû s’adresser à la Civi mais à une juridiction compétente « pour les victimes d’accidents de travail ou de service ». En l’occurrence, l’ancien soldat aurait donc dû porter plainte devant un « tribunal des pensions militaires ».

Ces arguments juridiques n’ont pas été bien accueillis par ceux qui militent depuis des années pour que, comme les victimes de l’amiante, ces anciens soldats, ou leur héritiers, soient enfin indemnisés. Car sur les douze, victimes de cancers de la peau, du sang ou des reins, seulement cinq sont encore vivants.

« Nous accueillons ce jugement scandaleux avec un sentiment de colère », dit Michel Verger, président de l’Association des vétérans des essais nucléaires (Aven). « Les salariés sont indemnisés pour la plupart d’entre eux, et les militaires, eux, sont laissés de côté, c’est inadmissible », renchérit Me François Lafforgue, qui défendait les douze.

L’incompréhension est d’autant plus forte que le rejet survient cinq jours avant que ne soit présenté, le 27 mai en Conseil des ministres, un plan d’indemnisation, doté de 10 millions d’euros en 2009, pour ces soldats tombés malades après avoir participé à certains des 210 essais nucléaires pratiqués par l’armée française dans le Sahara algérien de 1960 à 1966, puis en Polynésie de 1966 à 1996.

En annonçant ce plan en mars, le ministre de la Défense, Hervé Morin, avait quand même assuré que l’État avait conduit les essais « en appliquant les plus strictes consignes de sécurité », une affirmation contredite à l’audience par des descriptions de parties de pêche dans des lagons polynésiens irradiés ou de missions sur les sites de tir algériens en simple uniforme de coton.

Quoi qu’il en soit, après les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou le Canada, la France reconnaît sa responsabilité dans les cancers qu’ont pu contracter, selon Hervé Morin, « quelques centaines » de personnes.

Potentiellement, environ 150.000 personnes sont au total menacées, travailleurs civils ou militaires ayant participé aux essais, sans compter les populations locales.

Le plan d’indemnisation est loin de satisfaire l’Aven, à commencer par sa dotation, alors que les seules douze demandes d’indemnisation devant la cour d’appel totalisaient 5 à 6 millions d’euros.

De plus, dans ce plan, « nous sommes exclus du processus d’indemnisation et nous plaçons tous nos espoirs dans les amendements que nous pourrons susciter », auprès des députés, souligne le président de l’Aven.

« Est-ce qu’on va laisser ces militaires au bord du chemin de l’indemnisation? Je pense qu’aujourd’hui on peut exiger du gouvernement qu’un fond d’indemnisation soit créé certes, mais avec des conditions qui ne soient pas aussi restrictives qu’aujourd’hui », renchérit Me Lafforgue.

« La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux politiques et demander à la justice de réparer les erreurs », encore faudrait-il que qu’un nombre certains de militaires s’y intéressent…

 

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