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L’Assemblée nationale notre grand capharnaüm national

Oui, le plus grand désordre règne à l’Assemblée nationale : actuellement chaque député s’évertue à freiner  la loi; on présente amendements sur amendements et tous clament que c’est pour le bien du peuple. Que faire pour mettre fin à ce capharnaüm, qui est la risée du monde entier. Tout simplement, diminuer le nombre de braillards. […]

Ecrit par Gérard-Jeanneau – le jeudi 16 février 2023 à 15H28

Oui, le plus grand désordre règne à l’Assemblée nationale : actuellement chaque député s’évertue à freiner  la loi; on présente amendements sur amendements et tous clament que c’est pour le bien du peuple. Que faire pour mettre fin à ce capharnaüm, qui est la risée du monde entier. Tout simplement, diminuer le nombre de braillards. Trois députés par département, c’est bien suffisant. La règle d’or des Gilets Jaunes – et donc la mienne – la voici : il faut privilégier la qualité à la quantité. Et pour les sénateurs opérons de même : 2 sénateurs par département, et pour eux, votons à la mi-mandat des députés de façon que cette assemblée ne soit pas la parfaite copie de l’autre. Plus aucune circonscription, plus aucun canton : élargissons le débat pour le bonheur des électeurs au niveau de chaque département.

Et il faut faire un grand usage d’internet, merveilleux outil qui n’était qu’à l’état d’embryon à l’époque du Général de Gaulle. Chaque parlementaire peut avoir son site ou son blog où il peur placer tout son programme. Par les vidéos, on peut le voir, l’entendre chez soi et non plus au coin d’une rue ou ailleurs dans la nature. Plus de voiture sono, plus de local où l’on prêchait la parole du candidat. Il peut s’épancher dans la presse virtuelle ou non. Le candidat a intérêt à se faire connaître sur les réseaux sociaux et à s’impliquer dans la vie associative. Plus il s’impliquera, plus il aura de chance d’avoir des suffrages. Votons autrement. Soyons de notre temps.

Oui, toute la propagande électorale pour les candidats, à la recherche d’un fauteuil à l’Assemblée nationale ou au palais du Luxembourg, se fera par internet à tout moment sans attendre une date fatidique comme c’est le cas pour l’ouverture de la chasse : l’électeur n’est pas un gibier destiné à être plumé; il faut prendre le plus grand soin de lui et le tenir informé de façon bien éclairer son choix. Et le jour du scrutin, il n’y aura plus qu’à glisser, dans l’enveloppe adéquate, trois bulletins pour les législatives et deux bulletins pour les sénatoriales.  On peut en mettre moins si l’on n’a pas trouvé chaussure à son pied. Et même n’en glisser aucun et cela signifiera qu’on vote blanc.

Ce type de vote par internet permet de mettre tous les candidats au même diapason : site internet ou blog, pour un prix annuel dérisoire, tant et si bien que c’est à la portée de tous :  handicapés,  agriculteurs,  ouvriers,  patrons d’une petite entreprise.  On peut se brancher sur le net après son travail le soir  et l’enrichir, répondre aux courriers électroniques. Comme pour une course, on est sur les starting blocks, prêt au départ. Mais pour les élections actuelles, les candidats fonctionnaires bénéficient d’un congé de dix jours; d’ou récemment l’élection d’un député handicapé, évidemment fonctionnaire. Par conséquent, on trouve beaucoup de parlementaires fonctionnaires. Sont également privilégiés les candidats fortunés qui peuvent trouver des remplaçants dans leurs entreprises ou commerces; mais impossible à un agriculteur même muni d’un BTS de s’éloigner de ses vaches, impossible à un ouvrier, même chef de chantier, de quitter son travail. Et donc, c’est tout un monde qui ne peut pas tenter sa chance.

Mais si on peut faire sa propagande par internet avec tous les autres candidats sur les strating blocks, les chances de succès sont identiques; et en cas de succès, l’indemnité parlementaire permet de rétribuer facilement un remplaçant. En tout cas, les fonctionnaires ne seront plus les plus nombreux à siéger au palais du Luxembourg ou au palais Bourbon aux côtés des médecins, des vétérinaires et des avocats, tout ce monde actuellement sur-représenté au détriment de la classe ouvrière ou paysanne. Avec l’appui d’internet, la physionnomie va changer. C’est un pas vers un peu plus de démocratie. Un handicapé,  dans son entreprise, a toutes ses chances; mais, pour l’instant, il ne peut que rêver; peut également partager le même rêve l’agriculteur muni d’un bon BTS.

Oui, la démocratie de notre Fafa national est claudicante : la Vème république laisse légalement certains sur la touche et elle en favorise d’autres, les plus riches – tout cela est indiqué ci-dessus – ; mais le comble, c’est le fait que les plus ou moins hauts fonctionnaires, des oligarques de renom, ont la clé de Bercy pour distribuer, au nom du peuple, un ti monnaie, dirait le bon Créole de la Réunion, à des privilégiés, tous des gens de la France d’en Haut. Notre Fafa national en sait quelque chose : il est de ces gens-là, il a une petite rétribution mensuelle de 15.000 euros pour protéger dame Démocratie.  Oui, l’oligarchie ronge notre pauvre démocratie sous les yeux de Fafa qui, mi souviens, a déclaré solennellement : « l’Etat de droit est un chose, l’état du droit une autre » : voilà une petite phrase de rythme binaire, bien balancé(e). Mais comment se fait-il que les infirmières des hôpitaux soient les plus mal payées de l’Union Européenne ? La clé de Bercy se serait-elle coincée dans son pêne ? L’état du droit va de travers; et quand on le voit aller de travers ailleurs, on peut se demander s’il n’est pas ébranlé, cet Etat de droit, si cher à notre Fafa national.

Pour corriger tout cela, un remède unique : passer à la VI ème République.

Vive la VI ème Rupublique ! Vive la France !

Gérard Jeanneau, Gilet Jaune pacifique et pacifiste.

Gières, le 15 février 2023

 
ὁ δῆμος, ου : le « démos », le peuple, les citoyens.
 ἡ δημοκρατία, ας : gouvernement du peuple, démocratie. 
 ἡ ὀλιγαρχία, ας : l’oligarchie, gouvernement exercé par un petit nombre de personnes ou de familles.
 ὁ ὀλιγάρχης, ου : oligarque, membre d’un gouvernement oligarchique.
οἱ ὀλιγάρχαι : les oligarques.

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