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Juliette Caranta-Pavard : "Guerilla"…

Ecrit par zinfos974 – le lundi 21 novembre 2016 à 10H20

*J’ai sous les yeux mon exemplaire « Le camp des saints » de Jean Raspail, de 1978. De cette époque de lecture, je garde le souvenir d’un gros malaise, d’autant que l’évènement se produisait chez moi, dans MA Provence ! Mais ce n’était qu’une fiction, un roman, publié pour la première fois en 1973 ; pas tout à fait ordinaire cependant, un livre choc, suscitant émotion, polémiques et vives réactions à travers le monde entier. Jugez-en :

*  « Nous sommes en 1990 ou 1995 : demain. Le tiers monde s’est mis en marche vers le paradis de l’homme blanc. Il n’a pour armes que sa multitude et la pitié qu’il inspire : arme absolue. Venue du Gange, une flotte pacifique s’est échouée dans la nuit de Pâques sur les côtes du Midi de la France, chargée d’un million d’immigrants. D’autres flottes sont en route. L’Occident retient son souffle et attend. Au matin de la Résurrection, la marée du tiers monde commence à envahir nos rivages. Faut-il céder à la pitié et s’y noyer soi-même et définitivement, ou employer la force et la férocité contre la seule faiblesse ? »

*Je rangeai le livre et l’oubliai. Sauf que le 18 février 2001, il se rappelait à moi, en lieu et place de la vision de jean Raspail, dans ma Provence même !!  :
« L’incroyable échouage du bateau de la honte : Un navire en provenance de Turquie, avec à son bord plus de 900 Kurdes, s’est échoué hier matin sur la plage de Boulouris (Var).Ils ont été secourus, puis abrités dans la caserne du 21 Rima de Fréjus. Hier soir, le cargo a coulé. » - Le Parisien du 21 février 2001 - Là, c’était du réel…

*Les littératures de sombres prévisions se répètent avec « Soumission » de Houellebecq et, tout récemment, le pavé de Laurent Obertone, « Guerilla – Le jour où tout s’embrasa » - Pour ce dernier ouvrage, roman d’anticipation subversif, rien de moins qu’une bonne grosse guerre civile : « Plongée dans une France qui s’embrase : À l’heure de la mondialisation, le terrorisme se promet d’être « low cost » pour mieux toucher la masse. Laurent Obertone nous invite dans son dernier ouvrage « Guerilla » à imaginer notre vie au moment où elle est percutée de plein fouet par le chaos. Avis aux lecteurs, aucune cellule de soutien psychologique n’a encore été mise sur pied pour venir en aide à ceux qui voudraient que, cette fois-ci, Laurent Obertone n’ait pas vu juste. » - ‘’atlentico- 06 octobre 2016. 
*Vers un monde de tous les pires possibles et imaginables, que faire lorsque l’on est plein de courage, mais - comme moi – « seul, tout petit et sans armes » ??-[http://corruption974.eklablog.com]urlblank:http://corruption974.eklablog.com

 

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