Revenir à la rubrique : Social

IPR : “Nos élus ne font rien, et les banques nous étranglent”

L’interprofessionnel des transporteurs de La Réunion a annoncé sa volonté de dénoncer l’inaction des maires et des conseillers régionaux et généraux dans la nécessité de la relance de la commande publique. L’intersyndicale espère alerter le Premier ministre sur cette situation.

Ecrit par Jismy Ramoudou – le mardi 07 juillet 2009 à 15H18

L’IPR a confirmé ce matin la mobilisation de ces adhérents à l’occasion de la visite du Premier ministre François Fillon à La Réunion, ce jeudi. Les artisans et les chefs d’entreprise de TPE et PME de transport souhaitent attirer l’attention du patron de Matignon, sur les difficultés de leurs entreprises frappées de plein fouet par la crise.

“Aucune des promesse qui a été faite depuis l’année dernière n’a été tenue. Les banques continuent à nous étrangler. Les caisses sociales n’ont proposé aucun étalement. Les huissiers sont omniprésents devant nos entreprises”.

“Nous n’avons eu de cesse de solliciter et de proposer des solutions ou des aménagements à la Préfecture et aux collectivités locales. Depuis, notre action du 4 novembre 2008, il n’y a eu aucune avancée”.

“Avec la crise, les pages d’annonces classées sont remplies d’action en redressement ou en liquidation judiciaire. Pour la seule année 2008, il y a eu 1.312 radiations, et déjà 691 pour 2009”, argumente Hugues Atchy, président de l’IPR.

“L’Etat a fait son travail »

Pour stopper l’hémorragie, l’interprofessionnel des transporteurs proposent à nouveau l’adaptation de certains dispositifs à La Réunion. C’est le cas pour le plan Co.Rail, initialement créé pour les Antilles.
Toutefois, ce n’est pas au gouvernement que les transporteurs en veulent.

“L’Etat a fait son travail, ce sont les élus à La Réunion qui n’ont pas la leur. L’Etat a donné de l’argent aux collectivités locales pour la relance de la commande publique, qu’est devenu cet argent ?”, se demandent les professionnels du transport.

“Nos maires et conseillers généraux et régionaux se fichent pas mal de nous. Mais, nous avons décidé de leur faire savoir que nous sommes là”, menace Louis Carpaye, président de la FNTV (Fédération nationale des transports de voyageurs).

La mobilisation programmée jeudi matin “pour dire au Premier ministre que nos entreprises vont mal”, devrait se poursuivre après la visite de François Fillon.

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Les journalistes du Quotidien campent devant le tribunal

Une vingtaine de journalistes du Quotidien de La Réunion se sont installés devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis. Une décision est attendue ce mercredi sur le sort du média placé en liquidation judiciaire depuis le 4 octobre.

Débrayage des préparateurs en pharmacie au CHOR

Une vingtaine de préparateurs en pharmacie hospitalière ont manifesté leur colère ce jeudi et ont pris part au mouvement de grogne nationale. Ils demandent notamment une révision des échelons et l’officialisation du diplôme d’État.

L’avenir du Quotidien de La Réunion entre les mains du tribunal de commerce

Alfred Chane-Pane et Henri Nijdam ont défendu leur projet respectif de reprise du Quotidien, mercredi après-midi à la barre du tribunal de commerce de Saint-Denis. Le premier a fait valoir le fait qu’il détenait une imprimerie ultra-moderne, tandis que le second a rehaussé son compte courant d’associés à 1,5 million d’euros. Le délibéré interviendra le 3 avril.