Hausse des tarifs aériens dès le 1ᵉʳ mars : la taxe de solidarité en cause

À partir du 1ᵉʳ mars 2025, les passagers aériens au départ de la France constateront une augmentation significative du prix de leurs billets. Les destinations Outre-mer sont concernées. Cette hausse résulte de l'augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA), adoptée dans le cadre du budget 2025.
Le 1ᵉʳ mars 2025 marque une date importante pour les voyageurs aériens en France. En effet, la taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA), instaurée en 2006 sous la présidence de Jacques Chirac pour financer des programmes de santé publique dans les pays en développement, va connaître une augmentation notable. Cette décision, inscrite dans la loi de finances 2025, vise à générer entre 800 et 850 millions d'euros de recettes supplémentaires pour l'État.
En 2006, sous la présidence de Jacques Chirac, la taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA) a été instaurée. Elle a connu une première augmentation en 2020 avec l'ajout d'une éco-taxe. Selon la loi de finances 2025, la TSBA sera de nouveau augmentée à partir du 1ᵉʳ mars 2025. Pour un billet en classe économique à destination de la France ou de l'Europe, la taxe passera de 2,63 euros à 7,40 euros. Les passagers en classe affaires verront la taxe atteindre 30 euros. Pour les vols long-courriers, la TSBA s'élèvera à 15 euros pour les destinations intermédiaires et à 40 euros pour celles situées au-delà de 5 500 km. En classe affaires et première, les montants seront respectivement de 80 et 120 euros.
Et les Outre-mer ?
Les vols à destination et en provenance de la Corse, des Outre-mer et les lignes d’aménagement du territoire bénéficient d'un tarif réduit, maintenu à 2,63 € en classe économique. Il n'y a malheureusement pas d'exonération prévue sur les lignes Outre-mer, mais une compensations mise en place par l'Etat. Le gouvernement a augmenté la dotation de continuité territoriale de 50 millions d'euros pour la Corse et de 14 millions d'euros pour l'Agence de l'Outre-mer pour la mobilité (LADOM), afin de subventionner les billets des habitants de ces territoires.
Sur les 800 millions d'euros attendus de cette augmentation, 210 millions seront destinés au Fonds de solidarité pour le développement, 252 millions financeront l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), et le reste contribuera à combler le déficit de l’État.


