Du Titanic 1912 au Titan 2023 : une pensée historique et réflexion philosophique à méditer !

De nombreux articles et documentaires numériques et télévisés synthétisent en ce moment bien l' ensemble des informations connues à ce jour sur ce dramatique événement post covid, l'implosion du sous-marin Titan tout en faisant une rétrospective réflexive et analytique sur la nuit terrible vécue par les personnes qui étaient sur le Titanic il y a 111 ans de cela. Déjà, le Naufrage du « Titan » (titre original : Futility), roman écrit par Morgan Robertson et publié en 1898 sous le titre Futility prédisait le désastre du Titanic, 14 années avant le drame.
C'est juste triste de mourir subitement quand la folie des grandeurs et la tentation des profondeurs et de l'espace font dépenser des sommes colossales qui pourraient être utilisées au service de l'Humanité. Je rebondis quand même sur le Titanic qui est devenu au fil du siècle, un objet de fascination et de convoitises pour beaucoup de gens particulièrement depuis la sortie du film en 1997. Effectivement l'histoire de cette tragédie mérite d'être connue du grand public. En revanche, n'oublions pas que le Titanic est aussi la prison et un cimetière de souffrance pour ceux qui ont vécu ces moments dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 (une triste date où les secondes ont dû durer des heures et qui était leur Temps présent à eux) et une source de souffrance et d'émotion pour leurs familles aussi en tout cas pour ceux et celles qui en avaient en 1912.
Aussi, je continue à penser qu'il faut laisser toutes ces pauvres âmes reposer en paix dorénavant dans le silence monacal des profondeurs lugubres.
En conclusion, c'est sans aucun doute, la grande morale et leçon de l' histoire de ce géant des mers dit insubmersible par ses constructeurs, et qui surgit malgré lui, sur les chaînes de la télévision et dans les documentaires de grande diffusion, des profonds méandres du passé. Un des critères pour moi de ce qui devrait déterminer le degré d'humanité d' une civilisation n'est pas, comme le disait Gandhi la manière dont elle considère les animaux, mais la manière dont les peuples qui la composent, respectent leurs morts. La tragédie peut aussi être interprétée comme étant un signal fort envoyé à tous ceux qui confondent le monde virtuel et le monde réel...Enfin, ce n'est que mon humble avis.
François-René de Chateaubriand méditait dans les Mémoires d’outre-tombe, 1849 – 1850, tome 4 « Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants. »
Victor Hugo disait dans Les Misérables (1862), IV, Un cœur sous une pierre : « Aimez et souffrez, espérez et contemplez. Malheur, hélas ! à qui n'aura aimé que des corps, des formes, des apparences ! La mort lui ôtera tout. Tâchez d'aimer des âmes, vous les retrouverez. » « La beauté de la mort, c'est la présence. Présence inexprimable des âmes aimées, souriant à nos yeux en larmes. L'être pleuré est disparu, non parti. Nous n'apercevons plus son doux visage ; nous nous sentons sous ses ailes. Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents. »


