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Coupe du monde : l’Espagne brise le rêve de Cristiano Ronaldo, la Belgique corrige les États-Unis et Mbappé répond au racisme

Ecrit par Gaetan Dumuids – le mardi 7 juillet 2026 à 09H40
Logo officiel coupe du monde (FIFA)

La nuit des huitièmes de finale a été marquée par l’élimination du Portugal face à l’Espagne, la lourde défaite des États-Unis contre la Belgique et la polémique provoquée par les propos racistes d’une sénatrice paraguayenne visant Kylian Mbappé.

La Coupe du monde a peut-être refermé l’un de ses plus grands chapitres. À Arlington, au Texas, le Portugal a été éliminé par l’Espagne en huitième de finale, battu 1-0 au terme d’un match longtemps verrouillé. Le but de la qualification espagnole est venu dans le temps additionnel, à la 90e+1, par Mikel Merino.

Entré en cours de match, l’attaquant espagnol a profité d’un service de Ferran Torres pour surgir dans le dos de la défense portugaise et conclure du gauche. Une action tardive, presque cruelle, dans une rencontre où l’Espagne avait dominé la possession sans parvenir à réellement emballer le match.

Pour Cristiano Ronaldo, la soirée a eu des allures d’adieu. À 41 ans, le capitaine portugais a quitté la pelouse en larmes, comme quatre ans plus tôt au Qatar. Son rêve de soulever enfin la Coupe du monde s’est probablement envolé pour de bon.

Après la rencontre, Ronaldo a assuré avoir “tout donné” et partir “la conscience tranquille”. Il a aussi rappelé son rôle dans l’histoire de la sélection portugaise, marquée par le titre européen de 2016. Mais cette fois, le Portugal quitte le tournoi dès les huitièmes, et le débat sur l’après-Ronaldo est relancé.

L’Espagne, elle, poursuit sa route. Championne d’Europe en titre, solide depuis le début de la compétition, elle confirme son statut de candidate majeure au titre.

La Belgique punit les États-Unis malgré l’affaire Balogun

L’autre grande affiche de la nuit s’est transformée en démonstration belge. Les Diables rouges ont largement dominé les États-Unis, battus 4-1, dans un match précédé par la polémique autour de Folarin Balogun.

L’attaquant américain avait vu sa suspension levée après son carton rouge reçu au tour précédent, une décision de la FIFA vivement contestée. L’affaire avait pris une tournure politique après les interventions de Donald Trump et de responsables américains. Mais sur le terrain, ce contexte n’a pas porté les États-Unis.

Les joueurs de Mauricio Pochettino sont passés à côté de leur huitième. À l’inverse, la Belgique de Rudi Garcia, jusque-là irrégulière dans le tournoi, a livré son match le plus abouti. Le sélectionneur a même laissé Kevin De Bruyne et Jérémy Doku sur le banc au coup d’envoi, privilégiant une équipe plus agressive et plus directe.

Le choix a payé très vite. Charles De Ketelaere a ouvert le score dès la 9e minute, sur un centre de Leandro Trossard. Les Américains ont bien égalisé sur un coup franc dévié de Malik Tillman, après une faute sur Balogun, mais l’embellie a été brève. De Ketelaere a redonné l’avantage aux Belges deux minutes plus tard, avant de provoquer indirectement le troisième but, inscrit par Hans Vanaken après une erreur du gardien Matt Freese.

Romelu Lukaku a ensuite alourdi le score en fin de match. La Belgique affrontera l’Espagne en quarts de finale, le 10 juillet à Los Angeles. Pour les États-Unis, pays coorganisateur, la sortie est brutale. Après le Canada et le Mexique, le troisième hôte quitte à son tour la compétition.

Mbappé ciblé par des propos racistes : une polémique diplomatique

La nuit a aussi été marquée par une affaire qui dépasse largement le terrain. Après l’élimination du Paraguay face à la France, la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a publié sur X une série de messages racistes visant Kylian Mbappé.

L’élue s’en est prise au capitaine des Bleus dans des termes insultants, mêlant attaques personnelles et propos à caractère raciste. Elle a notamment remis en cause sa nationalité française et tenu des propos renvoyant à ses origines.

Kylian Mbappé a répondu directement sur ses réseaux sociaux, qualifiant Celeste Amarilla de femme “méprisable” et “indigne de sa fonction”. Le capitaine français a également pris soin de distinguer l’élue du peuple paraguayen, saluant une sélection qui, selon lui, a montré de la passion et de l’honneur durant la compétition.

En France, les réactions ont été rapides. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a dénoncé des propos “abjects” et “racistes”. Le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, a apporté son soutien à Mbappé et annoncé un signalement au parquet.

Le gouvernement paraguayen a lui aussi pris ses distances avec la sénatrice, estimant que ses propos ne représentaient ni la position du pays ni celle de son peuple. Le président paraguayen aurait également présenté ses excuses aux autorités françaises.

Après la chute de Ronaldo, la démonstration belge et cette polémique autour de Mbappé, la Coupe du monde rappelle qu’elle ne se joue pas seulement sur les pelouses. Les huitièmes de finale ont livré du football, des larmes, des tensions politiques et une nouvelle affaire de racisme au cœur du sport mondial.

Etiquettes : Coupe du monde 2026 | PU1

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