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Coupe du monde : Haaland renverse le Brésil, l’Angleterre survit au Mexique et l’affaire Balogun secoue la FIFA

Ecrit par Gaetan Dumuids – le lundi 6 juillet 2026 à 07H47
Logo officiel coupe du monde (FIFA)

La nuit des huitièmes de finale a offert un condensé de Coupe du monde : une chute historique du Brésil contre la Norvège, un match fou entre l’Angleterre et le Mexique, et une polémique politico-sportive autour de la suspension levée de Folarin Balogun avant États-Unis–Belgique.

La nuit a d’abord basculé avec une image forte : Neymar quittant la scène internationale sur une élimination du Brésil. Battue 2-1 par la Norvège au New York New Jersey Stadium, la Seleção s’arrête dès les huitièmes de finale, au terme d’un match renversé par Erling Haaland dans les dernières minutes. Après la rencontre, en pleurs, Neymar a annoncé la fin de son aventure avec la sélection brésilienne, concluant une longue histoire avec le maillot auriverde.

Le Brésil a raté un pénalty en première mi-temps, mais n'est jamais parvenu à ouvrir le score. En fin de match, Haaland a d’abord marqué de la tête, avant de doubler la mise d’une frappe à ras de terre. Neymar a réduit l’écart sur penalty dans le temps additionnel, trop tard pour empêcher l’élimination de son équipe. Pour la Norvège, la soirée est historique : elle rejoint pour la première fois les quarts de finale d’une Coupe du monde masculine.

Ce succès donne aussi une dimension nouvelle au Mondial d’Haaland. La Norvège n’a pas seulement éliminé le Brésil : elle a fait tomber l’une des nations favorites avec les armes d’un outsider discipliné et d’un buteur capable de faire basculer un match sur deux ballons. Pour le Brésil de Carlo Ancelotti, en revanche, la sortie est brutale. Elle s’accompagne d’un symbole lourd : la dernière apparition de Neymar avec la Seleção, sans titre mondial pour couronner son parcours international.

Angleterre-Mexique, le match fou de la nuit

L’autre affiche de la nuit a tenu ses promesses. À l’Estadio Azteca, l’Angleterre a arraché sa qualification face au Mexique au terme d’un match spectaculaire, remporté 3-2. Les Three Lions menaient 2-1 à la pause, après une fin de première période déjà très agitée, avant de se retrouver en difficulté après l’expulsion de Jarell Quansah à la 54e minute.

Réduite à dix, l’Angleterre a pourtant trouvé les ressources pour reprendre deux buts d’avance grâce à Harry Kane, sur penalty, à l’heure de jeu. Mais le Mexique a relancé le suspense quelques minutes plus tard, lui aussi sur penalty, ramenant le score à 3-2. Poussés par leur public, les Mexicains ont multiplié les tentatives jusqu’au bout, sans parvenir à arracher la prolongation.

L’Angleterre rejoint donc la Norvège en quart de finale, après une soirée où elle a montré à la fois ses limites défensives et sa capacité à souffrir. Les hommes de Thomas Tuchel ont parfois vacillé, mais ils ont survécu dans une ambiance irrespirable.

Balogun, Trump et une décision qui embarrasse la FIFA

La nuit a aussi été marquée par une polémique majeure en dehors du terrain. La FIFA a décidé de suspendre avec sursis la sanction liée au carton rouge de Folarin Balogun, expulsé lors du seizième de finale remporté par les États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine. Cette décision rend l’attaquant américain disponible pour le huitième de finale face à la Belgique, alors qu’un carton rouge entraîne normalement une suspension automatique pour le match suivant.

La controverse a pris une dimension politique après l’intervention de Donald Trump. Selon plusieurs médias, le président américain a échangé directement avec Gianni Infantino au sujet de la suspension de Balogun. Trump a ensuite publiquement remercié la FIFA, ce qui a alimenté les accusations de traitement de faveur en faveur du pays hôte.

Côté belge, la décision passe très mal. La fédération belge et son sélectionneur Rudi Garcia ont dénoncé une situation incompréhensible, estimant que la FIFA fragilise l’équité sportive en contournant l’application habituelle d’une suspension après un rouge direct. La FIFA, elle, s’appuie sur son code disciplinaire pour transformer la sanction en sursis, tout en maintenant Balogun sous probation.

Après une nuit de football déjà riche en émotions, l’affaire Balogun ajoute une ombre politique à la compétition. Entre la chute du Brésil, la qualification héroïque de la Norvège, le thriller anglais et les soupçons d’ingérence autour de Team USA, ces huitièmes de finale ont rappelé que le Mondial ne se joue jamais seulement sur la pelouse.

Etiquettes : Coupe du monde 2026 | PU1

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