Pourquoi la Réunion va si mal ?

Depuis 9 mois la Réunion attend avec impatience le changement tant promis par nos amis socialistes. Nous avons pour la première fois 7 députés, tous de gauche dont 5 socialistes.
Nous n'avons hérité d'aucun porte feuille ministériel, et ce malgré notre participation exceptionnelle aux deux tours des présidentielles. La faute à qui ?
C'est Monsieur LUREL qui décide de ce qui est bon pour nous, sans que nos députés y bronchent. La Réunion doit se ressaisir, il ne s'agit pas de tirer sur nos députés à tout bout de champs, mais là il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
Ceux qui hier tiraient sur tout ce qui bougeait, sont devenus aphones. Pire ils se contentent de dire que chez eux il n'y a pas de barrages.
La réalité est toute autre. Le malaise est y est, la colère gronde partout. Ce qu'il nous faudrait, c'est une véritable prise de conscience de nos parlementaires, qu'ils aient le courage d'alerter notre gouvernement sur les priorités et la situation sociale extrêmement difficile de nos concitoyens.
-Le mariage pour tous n'était pas la priorité des priorités.
-Le panier LUREL ne correspond pas à l'ampleur de notre situation.
-Les contrats d'avenir ne sont adaptés ni à nos besoins, ni aux finances de nos collectivités.
La vraie question que l'on doit se poser c'est celle du développement de notre ile, c'est celle de notre jeunesse qui ne va pas se satisfaire d'un RSA voie de garage.
Il faut que celles et ceux qui ont le pouvoir et le devoir de porter la voix de tout les Réunionnais à l'Assemblée Nationale se bougent et se battent pour faire entendre notre détresse.
Enfin, il faut démocratiser la vie politique en activant au plus vite la question du non cumul des mandats. Trop de nos élus surfent sur de trop nombreuses responsabilités et zappent cette question pourtant inscrite dans les 60 mesures du candidat aujourd'hui Président de tous les français, mesures portées comme un seul homme par l'ensemble de la gauche lors des présidentielles et législatives.
Une vraie cure permettrait une plus grande représentation et servirait peut la cause des électrices et des électeurs que nous sommes.
Un observateur inquiet


