Un "bon bois" pour Dalbos & Co

Pour René Écochard, professeur de médecine, épidémiologiste, chef de service de biostatistique du CHU de Lyon, « le discours de Benoît XVI sur le préservatif est tout simplement réaliste ».
C'est d'ailleurs le titre d'un texte qu'il a co-signé en avril dernier, après le voyage de Benoît XVI en Afrique (17 au 23 mars 2009) et la polémique lancée par les médias occidentaux sur les propos du pape sur le préservatif.
Extrait de ce texte publié dans le Monde du 10 avril 2009
« Aujourd'hui, un groupe de mots prononcés par Benoît XVI est retenu et discuté dans les médias : "(...) cela risque d'augmenter le problème." Il ne s'agit pas pour le pape d'examiner les éventuelles défaillances de l'objet prophylactique suite à des ruptures ou dérobades, ni d'évoquer sa résistance et l'hypothèse de sa porosité.
Le problème ne porte pas sur cet aspect, que doivent continuer de traiter les laboratoires de fabrication et les médecins. Le préservatif est bien la technologie la plus efficace. Mais il n'est pas la mesure préventive la plus efficace. En effet, dans de nombreux pays d'Afrique, la proportion des personnes porteuses du virus est trop élevée pour que l'épidémie soit freinée par le préservatif seul.
Bien des épidémiologistes travaillant dans le domaine de la lutte contre l'épidémie du VIH en Afrique s'étonnent du manque d'information que révèlent les prises de positions contre la déclaration du pape. »
Tony Anatrella, psychanalyste, spécialiste en psychiatrie sociale et consulteur du conseil pontifical pour la santé
Michele Barbato, gynéco-obstétricien de Milan, président de l'Institut européen d'éducation familiale
Jokin de Irala, médecin épidémiologiste, docteur de l'université du Massachusetts, coauteur du livre "Avoiding Risk Affirming Life", à paraître aux Etats-Unis, directeur adjoint du département de médecine préventive et de santé publique à l'université de Navarre, Espagne
René Ecochard, professeur de médecine, épidémiologiste, chef de service de biostatistique du CHU de Lyon
Dany Sauvage, présidente de la Fédération africaine d'action familiale.
www.reagissons-la-reunion.fr
P.S. : Des étudiants africains à Rome à ce moment-là ont également publié une tribune (passée inaperçue) dans laquelle ils indiquaient que le problème le plus crucial en Afrique n’était pas le manque de préservatifs mais le manque d’EAU.


