Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

Pourquoi faire grève la mardi 12 février ?

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 7 février 2013 à 17H34

M. Peillon brandit l’intérêt des enfants comme épouvantail à notre rejet de son projet. L’intérêt des enfants ne peut être à géométrie variable, soit on en tient compte soit on compose. M. Peillon institue un calendrier avec 10 semaines de travail pour tenir compte des voyagistes, il impose le mercredi en contradiction avec les chronobiologistes qui privilégient le travail le samedi. Le choix de la demi – journée est laissé aux maires et leur choix sera, avant toute autre considération, financier ; ils ne s’en cachent pas. La journée de samedi sera privilégiée car moins coûteuse, la pause méridienne sera allongée et ainsi le personnel communal notamment en maternelle gardera les enfants à l’interclasse et tout le monde quittera l’école à la même heure que d’habitude pour un investissement financier minimal de la part de la commune. Tant pis pour le personnel, tant pis pour les enseignants surtout les jeunes, éloignés de leur domicile et contraints de rester à l’école jusqu’à plus soif. On nous dit que le temps de travail sera inchangé mais la réalité quotidienne sera toute autre.

Même si les syndicats majoritaires dans la profession, font la sourde oreille et négligent le fait que 98% des enseignants avaient voté en 2008 contre le travail le mercredi, il est évident que la colère gronde chez les enseignants et si la démocratie s’exerçait à nouveau, le rejet du mercredi serait massif. Mais le ministre a muselé la parole des enseignants et des parents en dépouillant les conseils d’école d’un vote décisionnaire concernant l’organisation de la semaine scolaire comme cela était le cas auparavant.

Le ministre, suite aux manifestations parisiennes et pour calmer le jeu pense t’il , va offrir 400 euros de prime aux enseignants du premier degré. En réalité, les enseignants réclament une revalorisation salariale et non une prime aléatoire et amener à disparaître à la moindre difficulté financière de l’Etat.

Le recteur nouvellement nommé est venu distiller la bonne parole du gouvernement et appuyer le choix des mairies pour une mise en place dès 2013 d’au moins 50% des établissements pour 9 demi – journées travaillées. La feuille de route est claire et les maires l’ont bien compris, attendant sans doute les mannes de l’Etat si ils sont dociles. Si la forme a changé plus ou moins, le fond est identique:
.pour nous,iIl ne peut y avoir refondation
- sans nouveaux programmes qui ne soient pas un catalogue
- sans la possibilité de scolariser les jeunes enfants et non l’institution continuée des classes passerelles avec toute l’idéologie qui s’y cache,
- sans une vision adaptée et globale de la pédagogie garantie par l’Etat et non une politique éducative territoriale ainsi qu’une résurrection des EPLE
- sans des réseaux d’aide avec des personnels formés et en nombre suffisant et non des postes surnuméraires recrutés par les inspecteurs, véritable enjeu d’un donnant donnant récompensant la servilité.

Pour le SAIPER PAS974
Sonia Delrieu

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :