Il menace femme et enfant de leur couper la tête puis fonce sur les gendarmes à Saint-Paul : trois ans de prison

Sous l’effet de l’alcool, le Saint-Paulois avait terrorisé sa compagne et leurs enfants, exhibant machette et pistolet avant de tenter de forcer un barrage de la gendarmerie.
« Un enchaînement de faits catastrophiques », reconnaît l’avocate de la défense. Entre le 3 et le 4 janvier dernier, ce Saint-Paulois que l’alcool rend agressif a fait vivre un enfer à ses proches, ce qui lui vaut de comparaître lundi 16 mars devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour une longue série de faits.
Pistolet sur la tempe
A commencer par ceux commis sur sa compagne enceinte de cinq mois, qu’il va gifler à de multiples reprises avant de lui mettre une machette sous la gorge en menaçant de lui « couper la tête. » Puis il se saisit d’un pistolet, et pointe le canon contre la tempe de la jeune femme en menaçant de la tuer.
« L’arme était factice, mais ma cliente ne le savait pas. Elle a craint de perdre son bébé tellement elle a eu peur », précise l’avocate de la partie civile, Me Françoise Noguès.
Il dirige alors sa colère sur les deux adolescents de la maison. La fille de sa compagne d’abord, qu’il saisit par le cou comme pour l’étrangler. Puis son propre fils de 14 ans, à qui il menace également de couper la tête.
Le fils entraîné dans sa fuite
Le calvaire du garçon ne va pas s’arrêter là, puisque son père le force à monter dans sa voiture pour fuir le domicile. Il emporte avec lui le pistolet, un sabre, une machette et un couteau.
Enfin alertés, les gendarmes mettent en place un dispositif d’interception du côté de Villèle, où le forcené semble se diriger. Mais les véhicules de gendarmerie ne vont pas le résigner. Avec sa Twingo, il fonce pour forcer le barrage et percute violemment le Duster du commandant de compagnie.
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Par chance, ni le chef d’escadron ni la gendarme qui l’accompagne ne sont blessés. « Le jeune a eu la peur de sa vie, alors que les airbags se sont déclenchés », rappelle la partie civile en réclamant le retrait de l’autorité parentale à ce père tout sauf exemplaire, « qui a terrorisé sa famille ».
"Pas un monstre"
« Je demande pardon à toutes les personnes que j’ai mise en danger. J’ai un souci avec l’alcool », s’excuse le quadragénaire sans emploi.
Au parquet qui a requis deux ans de prison dont six mois avec sursis probatoire, la défense met en avant « les plates excuses » du prévenu. « Il a un problème avec l’alcool, mais ce n’est pas un monstre froid, ses regrets sont sincères », plaide l’avocate.
Le tribunal va pourtant statuer avec plus de sévérité encore, condamnant le Saint-Paulois à trois ans de prison dont neuf mois avec sursis probatoire. Le maintien en détention est prononcé, de même que le retrait de l’autorité parentale sur son fils.


