Intermittence : le PLR monte au créneau contre un durcissement des règles

Le parti Pour La Réunion dénonce la proposition du Medef d’augmenter le nombre d’heures nécessaires pour ouvrir les droits au régime des intermittents du spectacle. Une mesure qui, selon lui, pénaliserait fortement les professionnels réunionnais.
À la veille d’une ultime journée de négociations nationales sur l’assurance chômage, le parti Pour La Réunion (PLR) prend position. Dans un communiqué diffusé ce 24 mars, la formation politique s’oppose fermement à l’une des pistes avancées par le Medef : relever de 50 heures le seuil d’accès au régime des intermittents du spectacle.
Actuellement fixé à 507 heures de travail sur les douze derniers mois, le seuil pourrait être porté à 557 heures. Une hausse qui, selon le PLR, exclurait mécaniquement un nombre important d’artistes et de techniciens, déjà confrontés à la précarité des contrats courts et à l’irrégularité des productions.
Le contexte national pèse lourd. Le gouvernement entend réaliser 400 millions d’euros d’économies sur l’assurance chômage. Mais pour le PLR, la culture ne saurait devenir une variable d’ajustement budgétaire. À La Réunion, le tissu artistique repose largement sur des festivals, des productions indépendantes et des engagements ponctuels. Relever le seuil d’ouverture des droits aurait, selon le parti, un impact immédiat et disproportionné sur les professionnels locaux.
Le communiqué insiste sur les spécificités du territoire : éloignement géographique, marché restreint, inégalités structurelles. Autant de facteurs qui compliquent déjà l’accès aux heures nécessaires pour maintenir ses droits. Dans ce contexte, le PLR affirme son « soutien et sa solidarité avec l’ensemble des intermittents en lutte pour la défense de leurs droits ».
Derrière la bataille technique des chiffres, c’est bien un choix politique qui se dessine. Pour le parti, la culture constitue « un investissement stratégique pour la démocratie, la cohésion sociale et le développement des territoires ». Et le message est clair : « La Réunion n’a pas besoin d’un recul social supplémentaire ».


