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Municipales 2026 : Alix Mera avance sa candidature à Saint-Paul, tout en appelant à l’union

Ecrit par Maxime Bonnet – le jeudi 11 décembre 2025 à 10H18

À quelques mois des municipales, Alix Mera défend sa candidature tout en appelant à une large union de l’opposition à Saint-Paul. Le représentant de Debout la France se dit prêt à se ranger derrière une liste commune si elle parvient à rassembler.

À Saint-Paul, Alix Mera, candidat Debout la France, poursuit son appel à une vaste union des forces d’opposition en vue des municipales. S’il assume présenter sa propre candidature, il souligne qu’elle n’est pas incompatible avec l’émergence d’une liste commune. Pour lui, la priorité reste la construction d’une alternative crédible face à la majorité sortante. « Je suis en capacité de proposer une liste et une proposition d’alternance, mais si on repart avec des candidatures éclatées, on va à l’échec. Je souhaite une union des candidatures… Je suis prêt à rejoindre la liste qui fera consensus », insiste-t-il.

Alix Mera ne ferme d’ailleurs pas la porte à l’idée que cette union pourrait être portée par une personnalité plus expérimentée que lui. Sans le nommer frontalement, il évoque clairement la possibilité que Didier Robert puisse en être l’incarnation. Selon lui, l’ancien président de Région dispose encore d’un poids politique capable de fédérer une partie de l’opposition. Mera se dit pragmatique : si une candidature plus rassembleuse se met en place, il est prêt à s’y rallier. « Avec le contexte économique difficile, il faut arrêter la politique politicienne et redonner l’envie aux Saint-Paulois de se rendre aux urnes », rappelle-t-il.

« Il n’y a jamais eu autant de départs et d’arrêts maladies depuis qu’Emmanuel Séraphin est arrivé »

L’ancien élu pointe également les dysfonctionnements qu’il observe au sein de la collectivité, estimant qu’ils participent au climat de défiance. « Il n’y a jamais eu autant de départs et d’arrêts maladies depuis qu’Emmanuel Séraphin est arrivé. Même du temps d’Huguette Bello, c’était moins pire », affirme-t-il, appelant à « retrouver une dynamique » et à mieux valoriser le travail du personnel communal.

Sur le logement, il défend une orientation structurante : la création d’une réserve foncière communale permettant d’anticiper les aménagements sur plusieurs années. « On continue de mettre la pression sur les petits propriétaires sans jamais s’attaquer au vrai foncier… Tout est une question de volonté politique », avance-t-il, assurant que cette proposition ferait partie d’un éventuel programme d’union.

Concernant les projets municipaux, il critique vivement la gestion du dossier du débarcadère. « Je suis en colère quand je vois l’état du débarcadère… On se retrouve avec un chantier déjà entamé et payé par les Saint-Paulois », déplore-t-il. Il cite également « . C’est un effet d’annonce de plus, comme l’annonce de la livraison de l’école de Grand Fond, ou encore ce que j’appelle la “piscine à requins”. Avoir mobilisé du personnel et dépensé de l’argent pour cette baignade dans la baie de Saint-Paul n’est pas le signe d’une gestion sérieuse. »

Enfin, Alix Mera s’interroge sur la stratégie de Cyrille Melchior. « On entend dire qu’il mènerait la liste sans être candidat au poste de maire… Et surtout, sa proximité avec Emmanuel Macron, qui est responsable de la situation actuelle », souligne-t-il, estimant que les électeurs pourraient sanctionner ces positionnements sur la scène de la politique nationale.

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