Le chômage en hausse au troisième trimestre 2025 à La Réunion

France Travail dénombre 178 290 inscrits sur l’île au troisième trimestre 2025, toutes catégories confondues, soit une hausse de 1,4 % sur trois mois et de 2,5 % sur un an. Les jeunes de moins de 25 ans sont particulièrement touchés.
Le marché de l’emploi réunionnais reste sous tension. Selon les dernières données publiées par France Travail et la Dares, La Réunion comptait en moyenne 178 290 personnes inscrites au troisième trimestre 2025 dans les catégories A, B, C, D et E, c’est-à-dire hors publics en attente d’orientation ou en parcours social. Ce chiffre progresse de 1,4 % sur trois mois et de 2,5 % sur un an. Les demandeurs d’emploi tenus de rechercher un travail (catégories A, B et C) sont 158 620, dont 118 520 sans emploi et 40 100 exerçant une activité réduite. La hausse est marquée : +1,6 % sur le trimestre et +3,1 % sur un an.
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Chez les jeunes de moins de 25 ans, la progression est encore plus forte : +4,6 % pour la seule catégorie A et +11,8 % sur un an pour l’ensemble des catégories A, B, C. Les 25-49 ans connaissent une évolution plus modérée (+0,8 %), tandis que les 50 ans et plus voient leur nombre d’inscrits augmenter de 2 %. Plus d’un demandeur sur deux est inscrit depuis au moins un an, un ratio qui atteint 52,6 % à La Réunion contre 44,1 % en moyenne nationale.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi pour le plein emploi au 1er janvier 2025, deux nouvelles catégories ont fait leur apparition : la catégorie F, regroupant les publics les plus éloignés de l’emploi, et la catégorie G, destinée aux bénéficiaires du RSA en attente d’orientation. Ces nouvelles modalités ont porté à 1 960 le nombre d’inscrits en parcours social et à 29 099 celui des personnes en attente d’orientation.
France Travail souligne par ailleurs l’impact du nouveau décret sur les sanctions, appliqué depuis juin 2025. Ce dispositif de « suspension-remobilisation » avant radiation aurait contribué à gonfler les effectifs inscrits : « Sans la mise en application de ce décret, le nombre moyen d’inscrits en catégories A, B et C aurait été moins élevé », précise la Dares. Malgré ces ajustements techniques, les tendances restent préoccupantes, notamment pour les jeunes Réunionnais, dont l’entrée sur le marché du travail demeure l’un des défis majeurs de l’île.
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