Mobilité à La Réunion : les Écologistes jugent le projet "Train Réunion Express" irréaliste et plaident pour des tram-trains

Le "Train Réunion Express" est présenté par la Région comme la grande réponse aux enjeux de mobilité. Les Écologistes contestent cette orientation et appellent à étudier des solutions ferroviaires alternatives, jugées moins coûteuses et plus adaptées au territoire réunionnais.
La Région Réunion a officialisé le lancement d’un projet de train régional baptisé "Train Réunion Express", à l’issue des États généraux de la mobilité. Mais pour le bureau régional des Écologistes (Europe Écologie Les Verts), cette annonce marque une "impasse annoncée". Le parti plaide pour des solutions alternatives jugées plus réalistes et rapides à mettre en place : les tram-trains ou tramways urbains.
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Un projet de train régional critiqué
La collectivité régionale et les cinq intercommunalités de l’île ont signé une feuille de route prévoyant la création d’une Société Locale des Grands Projets (SLGP), inspirée du modèle du Grand Paris, chargée de porter les futures infrastructures ferroviaires. Une première étape sera la mise en place d’un Groupement d’intérêt public (GIP) avant fin 2025.
Ce projet "Train Réunion Express" rappelle à certains l’ancien RRTG (Réseau Régional de Transports Guidés) porté par Didier Robert. Mais pour les Écologistes, il comporte de nombreux obstacles : dépendance à l’achèvement de la Nouvelle Route du Littoral (NRL), coûts estimés à plusieurs milliards d’euros, défis techniques liés au tracé (pont Vinh San, route des Tamarins, viaducs de la NRL) et incertitudes sur le financement.
"Les Réunionnais ne doivent pas être à nouveau illusionnés par un grand projet hypothétique", préviennent les Écologistes, qui demandent des solutions concrètes et adaptées aux besoins quotidiens.
Tram-trains et tramways comme alternatives
Les Écologistes avancent des solutions ferroviaires plus légères et phasées dans le temps. Ils proposent le développement de tram-trains ou de tramways urbains sur les secteurs les plus touchés par les embouteillages : dans l’Est, entre Saint-Denis et Saint-Benoît ; dans l’Ouest, entre Le Port et Saint-Paul ; dans le Sud, entre Étang-Salé et Saint-Pierre.
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Selon eux, ces options présentent trois avantages majeurs : un coût initial moins élevé, une mise en œuvre plus rapide et une maintenance plus soutenable pour les finances locales. "L’avantage des tramways ou des tram-trains est qu’ils coûtent moins cher que le train et sont donc réalisables dans des délais plus raisonnables", insiste le parti écologiste.
Un enjeu central pour les mobilités réunionnaises
Les États généraux de la mobilité ont confirmé l’attente forte des Réunionnais en matière de transports en commun fiables, rapides et adaptés. Pour les Écologistes, la future SLGP ne doit pas se limiter au seul projet de train régional, mais examiner toutes les options ferroviaires afin de répondre aux urgences de circulation et de désenclavement des territoires.
"Ce qu’attendent les usagers, c’est un transport sûr, ponctuel et confortable, capable de désengorger les routes", rappellent les écologistes, qui redoutent que le temps nécessaire à la création d’une SLGP et la complexité du "Train Réunion Express" retardent encore la mise en place de solutions concrètes.


