Greenpeace se mobilise pour "dénoncer la pollution sonore et atmosphérique des survols touristiques"

Dans un communiqué, Greenpeace revient sur son action de dimanche dernier. Aux côtés d'Attac La Réunion, ACSP, Citoyens pour le Climat 974, Greenpeace La Réunion, Kolair 974, Nout Gayar Salazie, XR 974, l'association s'est mobilisée contre la multiplication des survols d'hélicoptère et des nuisances qu'ils créent.
La Réunion est un joyau de l’Océan Indien. Connu pour être un hot spot de biodiversité, la variété de ses paysages et le melting-pot culturel en font une île aux paysages à couper le souffle. Mais l’île « intense » vantée par les promoteurs touristiques se dénature à un rythme effrayant. Avec plus de 50 000 survols d’hélicoptères par an, la Réunion devient la championne de la pollution sonore (Cf rapport ACNUSA). Dès le matin, hélicoptères et ULM génèrent une pollution sonore telle qu’il devient impossible d’avoir 15 minutes de quiétudes.
Les survols en hélicoptères et ULM soulèvent des préoccupations majeures tant pour la santé des réunionnais que pour l’environnement dans un contexte d’urgence climatique.
Avec l’augmentation des survols d’hélicoptères, c’est la santé des réunionnais qui est bradée au profil du plaisir des plus riches. Le bruit incessant des hélicoptères a des conséquences néfastes sur la santé. Des études ont démontré que l’exposition prolongée à des niveaux de bruits élevés peut entraîner trouble du sommeil, anxiété et autres problèmes de santé. Aucune étude d’impact de la pollution sonore sur la santé humaine n’est pourtant menée à la Réunion. Le coût social du bruit en France est quant à lui chiffré : 147 milliards d’euros / an !
Sous la pression des associations de défense citoyenne, la direction de l’aviation civile a créer des groupes de travail pour les villes de St Paul et de St Pierre. Le but est de mettre en œuvre une charte de bonne conduite pour les professionnels, de manière à optimiser la trajectoire des hélicoptères et ULM pour réduire la nuisance sonore des riverains. Mais cette charte n’impose aucune obligation puisqu’il s’agit d’une simple recommandation basée sur la bon vouloir des professionnels. Donc aucune garantie réelle, pour préserver la santé des citoyens face à cette pollution sonore qui ne cesse de croître.
Par ailleurs, considérer l’intérêt des survols en hélicoptères touristiques face aux engagements pris par la France dans le cadre des Accords de Paris devient ubuesque. A l’heure où l’état français légifère pour plus de sobriété énergétique, la Réunion favorise le développement des activités de survols motorisés aux énergies fossiles (https://www.reunion.gouv.fr/Publications/Participation-du-public/Avis-d-ouverture-d-enquete-publique/Plan-de-servitudes-aeronautiques-PSA-de-degagement-de-l-helistation-de-l-Hermitage). Rappelons-le, encore et encore, la lutte contre le changement climatique est une priorité mondiale, une question VITALE, pas une lubie de quelques écolos illuminés. Il est crucial de réduire notre empreinte carbone. L'Accord de Paris appelle à des efforts concertés pour limiter le réchauffement climatique. Et quoi de plus aberrant et irresponsable que d’émettre des GES (Gars à Effet de Serre) pour un simple loisir ?
Pour les territoires insulaires et tropicaux comme la Réunion le GIEC prévoit une augmentation de l’intensité des cyclones. Et un risque accrue de les voir s’approcher plus porches de l’île. Une menace croissante qui ne semble pas ébranler nos politiques publiques.
C’est pour toutes ces raisons que les associations citoyennes et environnementales se sont mobilisées dimanche 1er décembre à plusieurs endroit de l’île (Roche Merveilleuse à Cilaos, Crête des Salazes, Saline et St Pierre) pour exiger une réduction drastique des survols TOURISTIQUES d’hélicoptères et d’ULM.
Attac La Réunion, ACSP, Citoyens pour le Climat 974, Greenpeace La Réunion, Kolair 974, Nout Gayar Salazie, XR 974





