Les policiers municipaux se mobilisent pour leurs droits
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Les policiers municipaux de La Réunion se sont mobilisés ce samedi matin devant la sous-préfecture de Saint-Pierre pour faire entendre leurs revendications. Une dizaine d'agents du syndicat Force Ouvrière (FO) étaient présents, venus de Saint-Pierre, Sainte-Marie, Les Avirons et Saint-Philippe. Leur principale demande : une meilleure reconnaissance de leur travail et des conditions salariales plus avantageuses.
"Nous sommes la 3e force nationale, mais nous avons souvent l'impression d'être la 5e roue du carrosse", déclare Lucas Gobalou, délégué syndical FO. Les policiers municipaux réclament notamment une hausse de leurs salaires et de leurs retraites. Ils demandent également que les primes soient prises en compte pour le calcul de leur pension, comme c'est le cas pour la police nationale et la gendarmerie.
Lucas Gobalou témoigne : "J'ai un ami qui, après 30 ans de carrière, se retrouve avec 1300 euros mensuels de pension de retraite. Le salaire en activité est convenable et nous permet de vivre, mais dès qu'on part à la retraite, il est divisé par deux. Sans les primes comptées pour la retraite, c'est 16 à 25 % de perte pour nous."
Les policiers municipaux réclament également une revalorisation de leur statut au sein de la fonction publique. Ils souhaitent devenir des fonctionnaires de catégorie B plutôt que C, afin d'avoir des perspectives de retraite plus attractives. Actuellement, seuls quelques agents parviennent à accéder à la catégorie B en atteignant le grade de chef de service. L'année dernière, seul un agent réunionnais y est parvenu sur la centaine de candidats.
Contrairement à leurs homologues nationaux, les policiers municipaux sont financés par les mairies. Cela impacte les finances des communes. "L'État se désengage de plus en plus au détriment des mairies", regrette le représentant syndical de FO.
Autre revendication importante : un départ à la retraite plus précoce. "Entre 59 et 64 ans, on ne peut plus courir après les délinquants. Et on ne va pas mettre tout le monde derrière les bureaux. Notre métier c'est être sur le terrain", souligne Lucas Gobalou.
Les représentants syndicaux déplorent également le retard pris dans les négociations au niveau national, en raison du changement de gouvernement et de la non-nomination du ministre de tutelle. Un mouvement national est prévu pour le 13 février prochain. Au niveau local, les syndicats rencontreront très prochainement le sous-préfet de Saint-Pierre pour lui remettre une motion.


