Bras-Panon met le braquet sur l'agrotourisme

Pour le maire de Bras-Panon et vice-président du Département, Jeannick Atchapa, le renouvellement de cette charte, dont 19 communes de l'île sont signataires, coïncide avec la volonté de sa municipalité de faire de la commune Le laboratoire agricole de l'île. "Avec la signature de cette charte, Bras-Panon confirme son identité agricole avec les deux produits phares que sont la canne et la vanille. Nous souhaitons aujourd'hui aller vers le théâtre aussi de la diversification agricole en accompagnant les exploitants dans la formation, l'accès au foncier ou la transmission des exploitations", indique Jeannick Atchapa.
Autre enjeu important pour le maire de Bras-Panon, celui de la préservation des terres agricoles. En effet, la surface agricole utile (SAU) totale de la commune avoisine les 945 hectares et connaît d'année en année des pertes de surfaces agricoles, principalement liées à la situation d'indivision, aux activités annexes des propriétaires ou des grands producteurs qui privilégient les parcelles mécanisables. "L'ensemble de la SAU communale n'est donc pas exploitée à son potentiel maximal et une partie des terres en friche reste encore à valoriser", relève la municipalité. Cette dernière souhaite développer dans le futur l'agroforesterie sur son territoire et améliorer son offre agrotouristique.
Sécuriser la ressource en eau
"Dans ce développement de l'agrotourisme, nous sommes en train de finaliser le projet de "Route de la vanille et de l'orchidée". Cela permettra notamment aux agriculteurs de s'orienter vers cette diversification, développer la recherche et développement autour de la vanille et offrir aux touristes des circuits qui seront bientôt commercialisés", assure-t-il.
L'autre grande problématique que la charte signée ce jeudi devrait régler espère Jeannick Atchapa est le problème d'alimentation en eau. "L'eau agricole est inexistante à Bras-Panon : nous n'avons pas de retenues collinaires ni de périmètre agricole irrigué. Grâce à nos partenaires et notamment le Département, la signature de cette charte permettra d'accompagner l'installation de ces dispositifs mais aussi la création de nouveaux captages pour notre territoire qui en a grandement besoin", poursuit l'édile panonnais. Pour les zones basses de Bras-Panon, une réponse pourrait ainsi être apportée dans le cadre du projet MEREN (Mise en eau Région Est et Nord) à long terme.


