Wuambushu : L'association Droit au logement dénonce une opération "anti-pauvres"

Dans un communiqué publié hier, le DAL a appelé à l'arrêt de cette opération "anti-pauvres", dénonçant une régression des politiques du logement pour les classes populaires. Selon l'association, plutôt que de reloger les habitants des quartiers informels, l'opération les stigmatise pour justifier leur expulsion.
Des lois non respectées pour l'association
"L'opération, d'une ampleur inédite en France depuis un siècle, risque de briser des familles et de les plonger dans une grande pauvreté", avertit le DAL. L'association s'inquiète également de la loi du 22 novembre 2018 sur le logement, qui prévoit des mesures d'exception dans certaines situations. Le préfet peut ainsi ordonner aux occupants d'évacuer les lieux et aux propriétaires de procéder à leur démolition si les locaux ou les installations édifiées sans droit ni titre constituent un habitat informel et présentent des risques graves pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique.
Le DAL rappelle cependant que le préfet doit respecter certaines conditions, telles que l'affichage de l'arrêté un mois à l'avance, l'annexion d'une proposition de relogement ou d'hébergement pour les occupants et la mise à disposition de moyens suffisants de relogement ou d'hébergement.
Selon le DAL, Mayotte ne dispose pas de suffisamment de moyens pour assurer le relogement ou l'hébergement des personnes concernées par les expulsions et les destructions prévues.


