Ne choisissez pas l’extinction

Le monde dépense annuellement 423 milliards de dollars pour subventionner la consommation de combustibles fossiles, pétrole, électricité produite par la combustion d'autres combustibles fossiles, gaz et charbon.
Ce montant est quatre fois supérieur à celui qui est demandé pour aider les pays pauvres à lutter contre la crise climatique, l'un des points de friction de la conférence mondiale sur le climat COP26 (l’année dernière à Glasgow). En y ajoutant les soutiens indirects, compte tenu des coûts environnementaux, le chiffre s'élève à près de 6 000 milliards de dollars, selon des données publiées par le Fonds monétaire international (FMI).
Le PNUD a alors imaginé un court clip mettant en scène un dinosaure venu prendre la parole aux Nations-Unies et dont voici la transcription intégrale. « Ecoutez-moi tous. J’en connais un rayon en matière d’extinction. Et je peux vous dire, ça paraît évident, que venir à disparaître, ce n’est pas une bonne chose. Mais alors, causer sa propre extinction, en 70 millions d’années, c’est la chose la plus absurde que j’aie jamais entendue. Au moins, nous, on avait un astéroïde.
C’est quoi, votre excuse ? Vous courez à la catastrophe climatique, et pourtant, chaque année, des milliards de fonds publics sont versés dans des aides aux énergies fossiles. Imaginez qu’on ait versé des milliards par an en subventions à des météores géantes : c’est ce que vous êtes en train de faire en ce moment. Pensez à tout ce que vous pourriez faire avec cet argent. Partout dans le monde, des gens vivent dans la pauvreté. Ne pensez-vous pas qu’il serait plus logique de les aider plutôt que, je ne sais pas, financer la disparition de votre espèce ?
Soyons sérieux juste un moment. L’heure a sonné de rebondir. Et de reconstruire vos économies au lendemain de cette pandémie. C’est le moment ou jamais. Alors voici mon idée folle : ne choisissez pas l’extinction. Sauvez votre espèce avant qu’il ne soit trop tard. Il est temps pour vous, les Humains, d’arrêter de vous trouver des excuses et de changer les choses. Merci. »
Un an plus tard, ce message a-t-il seulement été écouté ?
Bruno Bourgeon, président d’AID, http://aid97400.re


