Vidéo - Covid : La possible activation du plan blanc à La Réunion provoque l'inquiétude de la CFDT-Santé

Pour faire face à cet afflux massif de patients dans les différents établissements hospitaliers de l’île, notamment dans les services de soins critiques, des renforts nationaux ont été sollicités et de nouveaux lits de réanimation vont être déployés. Lors du point presse conjoint CHU-ARS de la semaine dernière, le directeur du CHU, Lionel Calenge, avait par ailleurs confirmé que le plan blanc - ce dispositif d’urgence qui permet à chaque établissement hospitalier une mobilisation plus rapide des professionnels et l’adaptation des horaires de travail aux nécessités de service - pourrait être déclenché dans les prochains jours si la situation continuait à se dégrader en réanimation.
Si ce plan blanc est amené à être activé dans les prochains jours, cela ne sera pas sans conséquence pour le personnel hospitalier, s’inquiète le secrétaire CFDT CHU Félix-Guyon, Jean-Marc Vélia. "La vraie chose qu’il faut comprendre, c’est l’ampleur qu’entraîne un plan blanc. Cela va entraîner des suppressions de vacances et de repos pour un personnel soignant déjà mobilisé depuis plus de deux ans dans cette pandémie. Les prévisionnels de congés de certains secteurs ne sont même pas donnés aux agents", explique le syndicaliste.
Il ajoute : "Ce qui est malheureux, c’est que nous avons eu un certain nombre de viviers soignants formés ces derniers mois à La Réunion. Les contrats de 200 d’entre eux ont été arrêtés en fin d’année dernière. L’ARS croyait peut-être que le 31 décembre, le virus allait partir…"
Jean-Marc Vélia regrette par ailleurs qu’un nombre non-négligeable d’infirmiers formés ces derniers mois en réanimation ou en soins intensifs aient été réaffectés, pour ceux qui l’ont accepté ou souhaité, dans d’autres secteurs de soins. "Cela entraîne qu’un agent travaillant déjà dans un service de soin soit remplacé par un infirmier formé en réa qui sera à son tour enlevé de ce service pour le mettre dans la gestion de cette crise. Au final, c’est le service de soin qui est pénalisé. Nous sommes là-dedans actuellement".


