La Police se mobilise en faveur du don de sang

Les grilles fermées du Jardin de l’État ont probablement barré le chemin à quelques volontaires de dernière minute, mais ce n’était pas l’objectif visé par l’Établissement français du sang (EFS). En posant son camion sur le parking du parc dionysien, c’est surtout la proximité du commissariat Malartic que les équipes de l’EFS recherchaient.
Dans le cadre d’une convention signée entre la Police nationale et l’EFS, les collectes de sang au sein des forces de l’ordre seront plus fréquentes. Ce lundi matin, une quarantaine de policiers ont donné leur sang.
Parmi eux, le commissaire Laurent Fraysse, directeur départemental de la Sécurité publique. "C’est une thématique qui nous est très chère. Premièrement, nous intervenons sur les accidents de la route et avec les services médicaux, on voit bien quelle est l’intensité du besoin en poches de sang. Et puis d’une façon plus générale, les valeurs de solidarité ou de générosité qui font que l’on donne son sang, que l’on donne de soi, que l’on donne son temps, sont déclinées au quotidien par les policiers", explique-t-il.
Une situation tendue en réserve de sang
Le Dr Idriss Delouane, directeur de l’EFS, était satisfait de ce partenariat avec la Police nationale. "Nous sommes preneurs de tous les partenariats. Et lorsque nous avons un partenariat qui est très dynamique comme avec la Police actuellement, nous sommes heureux", indique-t-il.
Une aide bienvenue puisqu’il faut au minimum 120 dons quotidiens à La Réunion pour pouvoir répondre à ces besoins. "Actuellement c’est tendu puisque les besoins sont importants. Malheureusement, les malades ne prennent pas de vacances et les besoins sont là", ajoute le directeur de l’EFS.
Le groupe O est particulièrement recherché dans l’île. L’EFS rappelle l’importance d’une mobilisation régulière dans le don de sang. Par exemple, les plaquettes contenues dans le sang ne durent que 7 jours, il faut donc pouvoir vite les remplacer.


