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St-Paul: Multirécidiviste, il défigure sa compagne en la battant à coups de poings et de pieds

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 17 août 2018 à 11H58

L'homme n'en est pas a son coup d'essai. Sorti de prison le 11 mai dernier pour des faits de violences sur sa compagne - et malgré une interdiction de contact avec celle-ci reçue d'une précédente peine - Christopher n'a pu, une fois de trop, contenir sa violence. 

Même si après son incarcération, elle lui a demandé de braver son interdiction en pensant que les choses pouvaient s'arranger avec le temps, elle est une fois de plus la victime avec cette fois une ITT de 10 jours. Le 10 juillet dernier, il y avait déjà eu une altercation, soit moins de deux mois après sa sortie de prison. Le trentenaire avait giflé violemment la jeune femme la projetant au sol. Il avait lui même appelé les gendarmes pour leur signifier qu'il était sous le coup d'une contrainte pénale d'interdiction d'enter en contact avec sa concubine.

 Il s'acharne sur elle en la cognant au visage, la tirant par les cheveux

La nuit du 14 août, il perd ses nerfs quand elle lui parle de la forte somme d'argent qu'il lui doit, une nouvelle altercation éclate. Il s'acharne sur elle en la cognant au visage, la tirant par les cheveux lui assénant aussi des coups de pieds et lui cassant une dent. Interpellé au domicile de sa compagne suite à l'appel aux forces de l'ordre, il est placé en garde à vue immédiatement.

Présenté hier matin dans le cadre de la comparution immédiate, l'homme reconnait tous les faits qui lui sont reprochés. Le juge lui rappelle à mainte reprise que c'est la troisième fois qu'il comparait  pour les mêmes faits sur la même personne. "Vous n'êtes pas plus bête qu'un autre ? Quand le juge d'application des peines vous impose une interdiction de contact avec votre ex-compagne, qu'est ce que vous ne comprenez pas ?" demande le magistrat. 

Passablement désabusé, le juge ajoute : "Quand on vous voit comme ça, épais comme un grillon, on se dit que vous ne feriez pas de mal à une mouche et pourtant ! Vous êtes dangereux pour madame." 

"Les violences conjugales se répètent dans le temps, elle est défigurée, il y a eu acharnement"

"Les violences conjugales se répètent dans le temps, elle est défigurée, il y a eu acharnement" insiste maitre Barraco avocat de la partie civile. Pour sa part, la procureure note que "c'est une affaire qui montre que le temps des émotions, n'est pas le temps du judiciaire. Une étude révèle qu'il faut 10 ans à une femme pour qu'elle comprenne qu'elle ne changera pas l'homme qui la bat! Faut-il protéger les victimes contre elles-mêmes, OUI ! Là, ça commence à bien faire, c'est la troisième fois aujourd'hui !". Elle requiert une peine de 1 an avec mandat de dépôt et demande la révocation partielle de son datant de décembre 2017.

La défense, assurée par maître Vardin, ne tente pas de minimiser les faits: "C'est inadmissible, rien ne justifie ce qui est arrivé. La tâche est difficile avec 3 condamnations en 9 mois sans respect de la contrainte judiciaire. Il va assumer mais ce n'est pas un prédateur, il a un relation pathologique avec la victime mais il n'est pas dangereux pour la société" plaide-t-il afin de minimiser la sentence. 

Le tribunal, après délibération, déclare le prévenu coupable et le condamne à 12 mois de prison assortis d'un mandat de dépôt ainsi que la révocation de 6 mois du sursis précédant.  

 

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