Des ossements retrouvés par la famille de Jean-Philippe Admette, disparu depuis un an

Ce jour-là, il avait prévenu ses proches qu'il se rendrait à pied à l'EPSMR. Mais le Saint-Paulois ne franchira jamais les portes de l'établissement. Sa famille, très inquiète, signale sa disparition au vu de son état de santé fragile. A l'époque, les recherches menées ne livreront aucun indice susceptible d'aiguiller sa famille et les gendarmes vers une hypothèse.
Depuis cette date, et malgré la levée du dispositif officiel de recherche, les proches de Jean-Philippe ont continué leurs inlassables recherches. Et cette abnégation a peut-être fini par payer. Dimanche dernier, accompagnés de quelques autres personnes venues leur apporter leur aide, ils se sont concentrés sur une autre partie de la ravine de Bras Canot à Saint-Gilles-les-Hauts.
Un sac, accroché à des branches
Et c'est dans cette ravine, sur une portion difficile d'accès, qu'un premier indice se fait jour dimanche après-midi. Un sac, accroché à des branches, comme préalablement emporté par des crues, ressemble fortement à celui que portait leur frère et ami habituellement. Mais plus aucun effet ne s'y trouve. Elargissant leurs recherches, ils tombent sur un crâne et d'autres ossements. L'alerte est immédiatement donnée aux gendarmes qui procèderont aux relevés d'usage le lendemain matin, lundi, en présence des hommes de l'identification criminelle.
La semaine dernière, Marie-Claire Admette, la soeur de Jean-Philippe, venait d'apprendre que les démarches administratives pour la déclaration de décès de son frère pouvaient être entamées.
Il revient désormais aux enquêteurs de lever définitivement le doute. Le résultat des expertises ADN seront connues d'ici deux ou trois mois. "Ça fait déjà un an qu'on attend. On va encore attendre, faut avoir du courage. C'est angoissant", confie-t-elle. "Ça fait un an qu'on ne sait pas s'il est mort ou vivant. Peut-être qu'on pourra faire notre deuil".
Son témoignage en vidéo :


