Emplois présumés fictifs sous le SDIS de Nassimah Dindar

Tout commence par la publication de deux rapports de la Cour Régionale des Comptes, publiés en février. On y apprend notamment qu’en 2017, le SDIS a recruté quatre agents polyvalents "pour lesquels le besoin n’était pas avéré en contournant les règles. Certains dossiers apparaissent également contestables dans la mesure où des agents avaient travaillé pour la présidente à titre privé" précise la CRC.
Monsieur D., payé à s’occuper d’espaces verts … sur un parking
"Monsieur D. a été employé par la présidente du 1er janvier 2016. L’intéressé, dont le contrat avec le SDIS 974 était prévu pour une durée de six mois, a concomitamment travaillé à titre privé pour la présidente. Selon le SDIS, l’agent devait travailler 4 heures par jour. Son nombre d’heures de présence a été estimé à 20 % en deçà de ses obligations contractuelles.
Il devait s’occuper de l’entretien des cours et espaces verts du site principal de la rue Monthyon. L’ensemble de ces surfaces représentent près de 1 000 m², principalement recouvertes de goudron et constituées de parkings. Ces derniers, occupés à compter de 8 h par les véhicules des personnels et des agents de garde au centre de traitement des appels ainsi que du centre opérationnel départemental d’incendie et de secours, limitent les surfaces à entretenir."
L’information a été révélée par nos confrères du JIR, le Procureur de la République Eric Tufféry a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire pour des faits présumés de "prise illégale d’intérêts et détournements de fonds publics".
Au delà du recrutement des agents, la Cour des Comptes a également pointé du doigt un "défaut de maitrise du fonctionnement interne" du SDIS, un "absentéisme élevé, qui a presque doublé entre 2011 et 2016", "pas de gestion prévisionnelle des effectifs" ainsi qu’une "gestion des resources humaines dispendieuse et inorganisée".


