Conduite sans permis en récidive : L'infraction de trop pour un jeune de 23 ans

L'histoire est somme toute banale. Un simple contrôle de police rue Roland Garros, occasionné pour non port de la ceinture de sécurité. Si le véhicule est en règle, il en est tout autre du conducteur. Le jeune homme, bien conscient de la situation, annonce directement la couleur aux policiers : "je conduis sans permis". Après verification du fichier central, les agents l'interpellent et le placent en garde à vue.
À la barre ce matin, on peut se rendre compte qu'il comprend la gravité de ses actes. C'est la mine déconfite, après 72h de garde à vue, qu'il raconte au tribunal s'être réveillé en retard pour une formation. "J'étais en retard, je devais rentrer à 8h et j'avais mal au pied". Résultat, sans réfléchir, il emprunte la voiture de sa petite amie et file à son stage.
Mais voilà, avec cinq mentions à son casier dont quatre pour conduite en état alcoolique ou conduite sans permis, et toujours sous le coup d'une annulation de permis, le jeune homme avait rendez-vous le 23 avril prochain pour l'aménagement d'une peine de deux mois par la pose d'un bracelet électronique.
La procureur est d'ailleurs très claire puis qu'elle annonce, en début de séance, qu'elle a d'ores et déjà demandé la révocation de l'aménagement et qu'il sera placé, quoi qu'il arrive, en détention, à l'issue de la séance. Pour cette nouvelle infraction, elle plaide pour une peine de trois mois ferme.
La défense plaide "l'immaturité et la naïveté" tout en décrivant un jeune homme sincère et inséré dans la vie. Il a été par ailleurs conduit à l'hôpital pendant sa garde à vue, pris d'une grosse crise d'eczéma. Le président, s'il reconnait le prévenu coupable des faits, prononcera une peine de trois mois de prison ... avec sursis mise à l'épreuve et obligation de soin.


