Meurtre d'Aldo Dennemont : Le suspect mis en examen et écroué

Le suspect dans l'affaire du meurtre d'Aldo Dennemont à Piton St-Leu a été présenté ce vendredi au tribunal de St-Pierre. L’[ancien élu et exploitant agricole aurait hier reçu plusieurs coups par un jeune maraîcher de la Saline]urlblank:https://www.zinfos974.com/L-ancien-elu-et-exploitant-agricole-Aldo-Dennemont-tue-par-un-jeune-maraicher_a124940.html . Dans un communiqué, le procureur de la République Laurent Zuchowicz, donne les détails sur l'information judiciaire ouverte ce jour.
Le 28 février 2018 vers midi, les secours étaient alertés par une voisine suite à l'agression dont venait d'être victime dans les hauts de Saint-Leu Franck Dennemont, dit Aldo, âgé de 60 ans.
Transporté aux urgences du GHSR, ce dernier décédait peu après 17h00 des suites notamment d'un traumatisme crânien.
L'enquête permettait de déterminer que vers midi, un homme de 29 ans, fils du propriétaire d'un terrain voisin d'Aldo Dennemont, accompagné d'un autre homme de 40 ans, s'étaient arrêtés en camion devant chez lui.
Rapidement identifiés et interpellés, ils fournissaient aux enquêteurs des versions quelque peu divergentes.
D'après l'homme de 40 ans, l'homme avait lequel il travaillait avait reçu un appel téléphonique faisant état des intentions malveillantes - sorcellerie - d'Aldo Dennemont à l'encontre de son père. Très énervé, il avait alors pris la direction de la propriété d'Aldo Dennemont, s'était garé devant son portail et l'avait appelé.
Après une brève conversation, il s'était saisi d'un flexible de tracteur et l'avait frappé violemment à plusieurs reprises. Ce premier mis en cause assurait que lui-même était resté dans le camion et, étant "saisi" par cette scène, n'avait pas réagi. Il reconnaissait également que, alors que M.Dennemont gisait au sol lorsqu'ils étaient partis, il n'avait pas appelé les secours bien qu'ayant un téléphone portable et ayant travaillé tout l'après-midi.
Pour sa part, l'homme de 29 ans était allé le même jour vers 14h00 à la gendarmerie de Saint-Leu signaler "un râlé-poussé", sans pour autant déposer plainte. Placé en garde-en-vue en fin d'après-midi après que les gendarmes aient fait le lien avec le décès qui leur avait été signalé par le GHSR, il commençait par prétendre qu'Aldo.Dennemont avait tenté de le frapper avec une barre de fer. Réentendu, il finissait par reconnaître que, sous l'emprise de la colère vis-à-vis d'un homme qu'il avait toujours considéré comme méprisant et malhonnête vis-à-vis de sa famille, voire nuisible et susceptible de s'en prendre à la vie de son père par sorcellerie, il s'était rendu devant la propriété d'Aldo Dennemont et lui avait demandé d'arrêter d'embêter sa famille. Comme ce dernier avançait vers lui, il s'était saisi d'un flexible (retrouvé à son domicile) pour "lui faire preuve".
Alors même qu'il n'était pas physiquement menacé, il l'avait frappé à plusieurs reprises sur plusieurs parties du corps, pour "le corriger et pour qu'il reste tranquille", mais non pour le tuer assurait-il. S'il avait commencé par mentir, c'est parce qu'il avait peur d'aller en prison.
L'homme de 29 ans, au casier judiciaire vierge, a été mis en examen pour meurtre, après avoir changé une nouvelle fois de version devant le magistrat instructeur, et a été incarcéré, à sa demande. Un débat différé sur la détention provisoire se tiendra la semaine prochaine.
L'homme de 40 ans a quant à lui été mis en examen pour non-assistance à personne en danger. L'enquête se poursuit sous l'autorité d'un juge d'instruction.


